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Origines de l’islam : ses racines païennes matriarcales « Les trois déesses de la Kaaba – la Kaaba, temple de la déesse Allat » Ka’aba signifierait cube en arabe, mais la Ka’aba elle-même serait l’ancienne « Kaabou », du mot grec qui signifie « Jeune fille, et désigne la déesse Astarté », c’est-à-dire Aphrodite dans la mythologie grecque qui correspond à la Vénus Romaine et l’al-‘Uzza (العزى) des Arabes considérée comme la déesse de la fertilité

Les anciens chroniqueurs rapportent qu’avant l’avènement de l’islam (jahilya, l’ère de l’ignorance), il y avait 24 Ka’bas dans la péninsule arabique, mais celle de la Mecque était vénérée par toutes les tribus. Selon des recherches saoudiennes, il existait dans la région de nombreuses Ka’bas (tawaghit) consacrées chacune à une divinité, à laquelle les fidèles se rendaient certains jours déterminés pour procéder à des rites comprenant entre autres une déambulation circulaire et des sacrifices. Les plus importants semblent avoir été les Ka’abas des déesses Allat à Taif, d’Uzza à Nakhlah et de Manat près de Qudayd.

Les prêtresses d’Allat :

  • Elle fut célébrée par sept prêtresses nues qui gravitaient sept fois autour de cette pierre, une fois pour chaque planète (soleil/lune/mars / mercure/ vénus/Jupiter/saturne). À ce jour, les hommes qui gardent la Kaaba sont encore appelés »fils de l’Ancienne Femme », »fils de Saba », en arabe » Beni Shaybah »;
  • La déesse Allat avait un surnom, ou un titre supplémentaire, Saba prononcée Shaybah, signifiant sage-femme ou « Celle de l’ancienne sagesse »;
  • Avant l’Islam, les gardiens du Sanctuaire étaient des prêtresses appelées « Bathi-Sheba », « Filles de l’Ancienne Sage Femme ». Bethsabée, « Fille de Saba », signifie « Prêtresse de la maison de Saba ». Les musulmans ont gardé ce sanctuaire cubique, et marchent encore autour, tout comme on le faisait à l’époque où on vénérait la Déesse.

Le culte des pierres :

  • Vénérer une pierre est typiquement païen. On appelle ces pierres divines béthyle (de l’hébreu béthel) « Pierre sacrée »), et est une pratique polythéiste classique de l’antiquité. La pierre de la Kaaba n’échappe pas à cette règle. Cette pierre faisait en effet l’objet de vénération pré-islamique. Le culte pré-islamique des pierres peut être rapproché à des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche-Orient dès la plus haute antiquité;
  • En effet, ce culte, rendu à une pierre, n’est pas isolé dans l’Antiquité : on peut citer la pierre noire d’Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c’est sous la forme d’un bétyle qu’en 204 avant J-C que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome. Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l’objet de la vénération des fidèles, telles l’Artémis de Sardes ou l’Astarté de Paphos;
  • En Arabie, ce n’était pas une exception, car le culte des pierres était omniprésent dans la société pré-islamique. Par exemple, la « Pierre rouge », était la divinité de la ville arabe au sud de Ghaiman, ou la « Pierre blanche », dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque), la pierre noire, vulve d’Allat ?

Source : Dr.Jawad Ali dans son livre « L’histoire des Arabes avant l’Islam »

Origines de l’islam

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