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L’origine de l’idée de vérité : la vérité (du latin veritas, « Vérité », dérivé de verus, « Vrai ») est la qualité de ce qui est vrai, c’est l’adéquation de l’idée, de la pensée, à son objet, adéquation de ce que l’on dit ou pense avec ce qui est réel « Platon veut que le discernement du vrai et de la vérité même, placé hors du domaine des opinions et du sens, n’appartiennent qu’à la pensée et à l’intelligence; pour Socrate dans le Cratyle, la vérité est pour chacun ce qui lui semble »

Martin Heidegger, dans des analyses remontant aux premiers présocratiques, dit avoir exhumé le sens originel du concept de vérité comme Alètheia, qui n’est pas encore un concept de relation, mais l’expression de l’émergence du repli, de l’être. en soi [peu clair. Ce sens premier, se serait, selon lui, perdu avec Platon et Aristote et l’idée de vérité aurait subi depuis son origine plusieurs transformations pour aboutir en dernier lieu à la vérité-certitude qui procure l’illusion de la calculabilité universelle qui est celui de maintenant.

Michel Foucault, dans ses cours au Collège de France disait que la vérité n’est ni absolue, ni stable, ni univoque : « La vérité a une histoire qui en Occident se divise en deux périodes : l’âge de la vérité – la foudre et du ciel-vérité ». La vérité-éclair est celle qui est dévoilée à une date précise, en un lieu déterminé et par une personne élue par les dieux comme l’oracle de Delphes, les prophètes bibliques ou encore aujourd’hui le pape catholique parlant « Ex cathedra ».

Ce premier âge a duré des millénaires et a donné naissance à des lignées de fanatiques, des fléaux d’hérésiarques et d’infatigables bâtisseurs d’inquisitions. En revanche, la vérité céleste est établie pour tous, toujours et partout : c’est celle de la science, de Copernic, de Newton et d’Einstein. Ce second âge, fondé sur la raison scientifique, commence pour ainsi dire au XVIIIe siècle, mais a aussi ses « Grands prêtres ». Et Michel Foucault n’excluait pas qu’un jour ces derniers viendront défendre leur propre vision des choses et leurs prérogatives en recourant à des arguments peu différents de ceux avancés autrefois.

La vérité est une science selon l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, selon laquelle elle constitue « L’Accord de nos jugements de perception ou de connaissance avec la réalité », c’est-à-dire une disposition qui permet l’affirmation et la négation. Ailleurs, Aristote soutient également que « Dire de ce qui est que c’est, et dire de ce qui n’est pas qu’il n’est pas, c’est dire la vérité ». Une idée peut être qualifiée de fausse si elle ne correspond à rien de réel ou de possible (par exemple des idées de chimères, de centaures, de dieux, etc.) ou vraie en ce qu’elle correspond à des choses réelles (par exemple, les idées d’un homme ou d’un cheval ).

Dans cette conception classique, la vérité est une « Qualité ». Selon William James, il y a d’une part la réalité, d’autre part des jugements qui sont en accord avec celle-ci; il n’y a pas une troisième « Chose » qui serait la vérité. La vérité est le caractère de certains jugements, et rien de plus. De ce fait, la vérité n’est pas un donné tout fait, elle « Arrive », elle est le fruit d’efforts et de recherches, mais c’est dans le jugement exprimant un savoir, seul, que l’erreur et la vérité actuelle. Il n’y a d’erreur que pour celui qui affirme l’existence de la chimère et du centaure, donc il n’y a de vérité que pour celui qui nie leur existence, ou qui affirme par exemple celle de l’homme ou du cheval. Une telle théorie de la vérité repose sur l’idée qu’elle doit être en adéquation, ou en correspondance, avec un état de fait réel.

Nous pouvons dire que la vérité est l’affirmation de ce qui existe ou la négation de ce qui n’existe pas; donc finalement, l’accord de nos jugements avec la réalité. « Le problème est de savoir ce que l’on va tenir pour de vrai » :

Critique :

On objectera que la réalité métaphysique et absolue n’est pas accessible à la connaissance. À quoi on peut répondre que la plupart de nos jugements ne concernent nullement la réalité métaphysique et absolue, mais simplement les différents êtres et phénomènes qui sont, pour nous, objets d’expérience, c’est-à-dire de perception.

Idéalisme :

Les différents objets et phénomènes remontent à nos représentations et à celles d’autres sujets conscients ; la vérité ne consiste donc pas dans l’accord de nos jugements avec une réalité extérieure à notre esprit, mais plutôt dans l’accord de la pensée avec elle-même, par conséquent avec ses propres perceptions et avec les perceptions des autres esprits.

L'origine

 

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