KONGOLISOLO
Actualité

Devoir de mémoire : l’esclavagisme & le colonialisme dépendent du christianisme, « Le christianisme n’a prêché que l’évangile esclavagiste et colonialiste, pendant des siècles, pour détruire l’Afrique et ses peuples, et décimer les peuples des terres nouvellement conquises; et le clergé n’a jamais avoué ces crimes contre l’humanité, crimes dont la frustration n’a jamais cessé de traumatiser les peuples afro-descendants où qu’ils se trouvent »

Aucun des grands massacres du XXe siècle ne peut être comparé à ce massacre (extermination du peuple amérindien), mais tous ces chrétiens, à de rares exceptions près, trouvaient qu’il était facile de se justifier. Comme ils l’ont fait plus tard, ils n’ont vu aucune objection à déporter des Noirs/Africains par dizaines de millions et à nous réduire à un état de servitude accompagné des pires cruautés.

Les propos de Pelleprat, prêtre catholique en Guadeloupe au XVIIe siècle, sont assez révélateurs de l’état d’esprit général. En effet, après avoir constaté que « La condition des esclaves est extrêmement dure, et qu’ils sont utilisés comme bêtes de somme », Pelleprat n’en poursuit pas moins que toutes ces disgrâces sont pour eux l’occasion d’un bonheur inestimable puisque dans leur esclavage, ils jouissent de la liberté des enfants de Dieu d’Israël.

Le tour est joué, « Notre servitude matérielle n’est que le prix à payer pour notre liberté spirituelle »; c’est donc pour notre bien que les Européens nous infligent les pires abus, et nous devons leur rendre une éternelle reconnaissance puisqu’à la fin, cela nous aura permis de connaître le vrai Dieu d’Israël, le seul qui soit, le Dieu d’Israël des Chrétiens, et son Fils (Jésus Christ), le petit garçon blond aux yeux bleus.

En fait, ainsi que Wood (1990) le soutien avec justesse me semble-t-il, il n’existe pas d’opposition entre le christianisme et l’asservissement des Noirs/Africains, et il est faux de chercher à expliquer la contradiction qui existerait entre les deux puisqu’il n’y a pas de contradiction.

L’esclavage est en fait le produit logique du christianisme : la meilleure preuve nous est donnée par le fait que les chrétiens qui s’opposaient à l’esclavage ne prônaient l’amour, la compassion, le pardon et la charité que dans le cadre de la conversion au christianisme. Autrement dit, le missionnaire ne pouvait invoquer des « Principes chrétiens » que dans le cadre de la conversion de l’esclave au christianisme.

Source : « L’impératif acrocentrique (Ama Azama) »; pages 27 et 28.

l'esclavagisme

Articles similaires

Laisser un Commentaire