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Les catastrophes naturelles au Congo : si l’histoire de la reine Abla Pokou peut inspirer le Congo à vivre en harmonie avec la nature C’est une histoire vraie qui s’est passée il y a de cela quelques siècles seulement, et si KongoLisolo la publie, c’est dans le but d’interpeller les Congolais, et surtout ceux du Nord-Kivu, afin de prendre leurs responsabilités face aux calamités récurrentes, multiples et multiformes auxquelles ils sont confrontés … (VIDÉO)

Catastrophes

La reine Abla Pokou, elle est la Mère du peuple ivoirien Baoulé. C’est une reine Akan qui a conduit son peuple du Ghana actuel vers la Côte d’Ivoire vers 1770, où elle a fondé la nation Baoulé. La légende raconte qu’elle sacrifia son fils unique à la rivière pour que son peuple puisse la traverser.

Abla Pokou, est né au début du XVIIIe siècle. Elle était la nièce du roi Osei Tutu, co-fondateur de l’empire Ashanti dans l’actuel Ghana. Selon la légende, la reine Abla Pokou et ses partisans n’ont pas pu aller plus loin pendant leur fuite (suite à la dispute de succession dans leur empire) lorsqu’ils ont atteint la rivière Comoe. La Comoé est une frontière naturelle entre le Ghana actuel et la Côte d’Ivoire.

La rivière était gonflée à cause des pluies constantes. Il était donc difficile de traverser. C’est alors que la reine Abla Pokou consulta les sages qui les accompagnaient. Et ce dernier disait que les dieux du fleuve exigeaient un sacrifice sous la forme d’un enfant de la lignée noble pour faciliter la traversée du fleuve. Alors, Abla Pokou a pris la décision de jeter son enfant dans la rivière, et il a disparu dans la houle. C’est alors que quelque chose d’incroyable s’est produit : les arbres du rivage ont plié leurs troncs pour faire un pont. Une autre version de la légende dit que d’énormes hippopotames sont apparus et se sont alignés pour créer une passerelle permettant à Abla Pokou et à son escorte de traverser la rivière avec facilité.

Après la traversée, Abla Pokou gémit à ses compagnons « Bâ Wouli », qui signifie « L’enfant est mort ». Cette phrase a peut-être forgé le nom du peuple Baoulé («Ba wouli ») vivant aujourd’hui en Côte d’Ivoire, mais son geste la sauva, ainsi que toute sa suite.  La reine Abla Pokou vivait à Namounou à Bwake, non loin du village d’Akawa. Namounou signifiant : « Prends soin de la mère ». La reine Abla Pokou est toujours célébrée dans la littérature orale et écrite au Ghana et en Côte d’Ivoire. Après avoir traversé la rivière, Pokou et son peuple se sont installés dans un mode de vie agricole dans la savane de la région. Elle mourut peu après la création du royaume baoulé. Sa nièce Akwa lui succéda sur le trône. Et, de nos jours, le peuple Baulé vit sur le territoire entre les rivières Comoé et Bandama. Ils représentent 15% de la population ivoirienne. (…).

Voilà l’histoire ô combien édifiante d’une reine qui a su prendre des initiatives et des risques pour sauver sa famille. N’en serait-il pas de même pour les peuples de la République Démocratique du Congo et surtout du Nord Kivu ?? N’y a-t-il pas quelqu’un ou un groupe de personnes qui puisse consulter les sages pour sortir de l’abîme dans lequel ils sont plongés ??

Les guerres, les épidémies et les catastrophes naturelles sont devenues des amis du peuple du Kivu. Ils périssent comme aucun autre. Manque-t-il quelque chose à sacrifier pour vivre en harmonie avec la nature ?? N’y a-t-il pas des astuces pour que la nature soit gentille avec eux ?? Oui! A condition de revenir à leurs racines et à leurs traditions.  Pour apaiser le volcan Nyiragongo, les mythes de Goma disent que les anciens y jetaient des vierges. Plus tard, ils ont eu recours aux vaches. Et de cette façon, ils apaisent la colère de Mère Nature. Mais, avec l’avènement du soi-disant modernisme, tous ces rituels et pratiques ont été abandonnés. Du coup, les Kivutiens paient le prix de leur vie avec plusieurs millions de morts.

Chers peuples du Congo (Kivu), allez puiser dans votre patrimoine culturel et traditionnel pour revivre en harmonie avec la Nature !


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