Ses symboles sont (coquillages, corail, hochet en calebasse, ancre, clé et turquoise). Dans la religion Umbanda, elle est vénérée comme l’un des sept Orishas du panthéon Noir/Africain. Elle est connue comme la Reine de l’Océan. Yemoja est la sainte patronne des femmes, en particulier des femmes enceintes, des pêcheuses et des rescapées de naufrages. Yemoja créa une tribu et donna naissance à toute l’eau, salée et douce, devenant ainsi une déesse. « Invoquez-la lorsque vous souhaitez vous reconnecter à votre enfant intérieur. Cela peut vous aider à imaginer que vous aussi, vous êtes une sirène et que vous pouvez vous amuser ». Cela peut vous montrer que le plaisir est important dans la vie comme au travail. Utilisez des colliers de sept perles de turquoise et de perles de quartz clair pour honorer Yemoja. Les femmes enceintes devraient porter un tel collier comme talisman protecteur pour le bébé à naître. Placez de la turquoise avec des coquillages et du corail sur son autel ».

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, nous vous présentons maintenant le mythe de Faro, la sirène du fleuve Niger : Au clair de lune, les eaux du fleuve de sang, le Djoliba, serpentent, et sur ses rives poussent tomates, aubergines, gombos et oseilles. Une légère brise agite la surface de l’eau, et l’on aperçoit le mouvement des vagues qui se rapprochent, se rapprochent encore, et émergent des cheveux d’un Noir de jais, d’une brillance éblouissante, puis un visage.
Un visage de femme au teint clair de lune, des yeux clairs aux sourcils bien dessinés et une bouche fine et rosée; son corps se dévoile peu à peu, dissimulé par une épaisse chevelure qui lui sert à la fois de voile et de robe. La femme secoue l’eau de ses cheveux, bondit hors de l’eau et plonge pour réapparaître plus près de la rive. C’est une femme d’une beauté onirique, aux longs cheveux Noirs et raides, et aux nageoires en guise de mains et de jambes. « C’est Faro la sirène, la reine des eaux, l’esprit du grand fleuve. Elle règne sur les lits du fleuve comme Wayalanka ou Djaramankaana le Sphinx règne sur les rives ».
Moussokoroni la chipie
Le mythe dit que quand Dieu créa la terre, les cieux et les êtres qui les peuplent, il créa les hommes et confia leur destinée à Moussokoroni la vieille chipie aux cheveux et poils des aisselles et du pubis hérissé et ébouriffés. L’indécence, les propos blessants et toutes sortes de turpitudes étaient érigés chez elle et son peuple en valeurs absolues. Sous son règne, on s’accouplait au hasard des rencontres.
- Le plus fort arrachait au faible sa pitance et n’hésitait pas à le tuer s’il résistait. Ainsi, le sang et les larmes coulaient à longueur de journée et leur bouillonnement monta jusqu’à Dieu. Celui-ci, après la création de l’univers, avait abandonné la terre aux hommes et ne s’en préoccupait plus;
- Les cris de détresse et les larmes de douleur causées par Moussokoroni et ses affidés ont toutefois attiré son attention et suscité sa colère et sa compassion;
- Alors il décida de nettoyer la terre et ouvrit les vannes des eaux du ciel et de la terre sous la forme de pluies abondantes accompagnées de tempêtes et d’inondations;
- Alors les injustes périrent jusqu’au dernier et ne subsistèrent que les hommes et femmes au cœur pur et au comportement sans reproche.
Les enseignements de Faro la sirène
- Dieu ordonna aux pluies de s’arrêter et aux eaux de se retirer et ce fut la fin du déluge. Les hommes et les femmes restaient préoccupés de leur survie, se nourrissant de cueillette et de charogne, et Dieu leur envoya Faro la femme poisson;
- Elle leur proposa deux armes : la pensée et la réflexion qui ne pouvaient procurer ni à manger, ni à boire.
Cependant, Lawali Simbon et sa femme Bougouri se concertèrent et acceptèrent les enseignements de Faro. Ils apprirent qu’à travers l’arme appelée Réflexion, il y a la technologie du fer et la daba. Avec la daba, on cultive la terre et on y fait pousser des graines et des fruits, et même des feuilles telles de l’oseille.
Taassi la réflexion
- Taassi la réflexion leur permit de confectionner des outils et des armes de fer. Ils pouvaient produire leur nourriture et se défendre des prédateurs;
- Taassi la réflexion leur permit aussi de rendre l’argile malléable et confectionner des ustensiles de conservation et de consommation;
- Les descendants de ce couple primordial sont les noumou du Mandé, dont le métier est la forge et la poterie, et qui continuent à entretenir avec Faro des liens ancestraux.
Ils enseignèrent l’agriculture aux autres hommes et ceux-ci utilisèrent le fer pour produire leur pitance et pour organiser et défendre la communauté contre les ennemis. Ce sont les porteurs de carquois, de lance et de sabre, les horons porteurs d’armes.
Miiri la pensée – Du second outil, Miiri la pensée, sortit la compassion, la solidarité et la cohésion sociale.
- Le support de ces valeurs était la parole et la parole fut confiée aux griots Fina et djeli. Les Fina se chargèrent des paroles les plus lourdes, les plus acérées et les plus chaudes. Au Mandé, ils se chargent de l’éveil de conscience, de l’alerte, et surtout, ils amènent l’homme et la femme à se surpasser;
- Quant au Djeli, il se chargea de ciseler la parole pour en faire un objet d’art. Il créa la parole rythmée et saccadée des devises des grands clans. Il clama les généalogies sous forme d’envolées lyriques mélodieuse. Il décore la parole avec des refrains bien rythmés. Le rythme est soutenu par le tamtam, les grelots, les castagnettes, Etc;
- Outre leur fonction rythmique, le balafon, les harpes, les luths, les cors, les trompettes et les flûtes apportent à la musique toute la beauté. Les claquements de mains des femmes ne sont pas en reste.
Les nyamakalas, qu’ils soient noumu ou griots, sont attachés aux puissants et ils chantent, car c’est le même Dieu qui a créé la royauté mansaya. Qui a créé le rôle de gardien de la cohésion sociale ou nyamakalaya
Faro et le Wagadou
- Le Wagadou était un royaume, puis un empire prospère à l’entrée ou à la sortie du désert du Sahara. L’empire devait son origine à Mama Dinga, l’ancêtre sorti du Yemen après la destruction de la digue de Maarib, quatre siècles après Jésus de Nazareth et trois ans avant l’invasion de l’Arabie par Abraha l’Ethiopien;
- Un vautour royal sur l’épaule et tenant en laisse une vieille hyène, un vieil homme, Dinga, arriva au grand fleuve. Il rencontra sur ses berges la femme poisson, Faro. Il s’accoupla avec elle et en eut une nombreuses descendances;
- Ce furent les peuples de l’eau, Bozo et Sorkawa à l’origine de la ville et du royaume de Gao. Ces peuples sont capables de devenir poissons.
Abandonnant le pouvoir entre les mains de son frère, le beau cavalier Cissé, il opta pour la jouissance annuelle de la virginité de la plus belle fille de l’empire, ainsi que des victuailles et orgies que son frère lui offrait quotidiennement. L’hymne du pays était : Pluie d’argent et pluie d’argent.

