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Devoir de Mémoire – L’agression italienne contre l’Éthiopie : Après son exil de Londres en 1936 suite à l’agression des fascistes italiens de Benito Mussolini contre son pays, Haïlé Sélassié retourna en Éthiopie le 5 mai 1941, où il fut accueilli par des patriotes; (les Éthiopiens vainquirent et expulsèrent définitivement ces Italiens colonialistes en 1942 sous le commandement du Négus d’Éthiopie, Haïlé Sélassié. L’Éthiopie demeura le seul pays Africain à n’avoir jamais été colonisé par des barbares Occidentaux sanguinaires); « La seconde guerre italo-éthiopienne, ou campagne d’Abyssinie, opposa l’Italie fasciste de Benito Mussolini à l’empire éthiopien d’Haïlé Sélassié Ier du 3 octobre 1935 au 9 mai 1936. Elle constituait la seconde tentative de l’Italie pour s’emparer du pays (après la victoire éthiopienne d’Adoua en 1896 lors de la première tentative italienne, une victoire non seulement militaire, mais aussi politique et diplomatique, puisqu’elle garantissait à cet État Africain son indépendance et sa reconnaissance internationale) » … (VIDÉO)

L’Éthiopie et l’Italie étaient membres de la Société des Nations, dont la charte stipulait que sa mission était de prévenir les guerres par le principe de sécurité collective. Le déclenchement de cette guerre entraîna donc le retrait de l’Italie de la Société des Nations et son rapprochement avec l’Allemagne Nazie. Parallèlement, l’incapacité de la Société des Nations à empêcher l’invasion la discrédita sur la scène internationale à la veille de ce que l’on appelle la Seconde Guerre mondiale. « Malgré la supériorité technologique et logistique des Italiens et l’utilisation massive d’armes chimiques, la résistance armée à l’occupation italienne, jamais véritablement anéantie, se poursuivit jusqu’au 5 mai 1941, date de la libération d’Addis-Abeba ».

Voici des soldats Éthiopiens avec leurs lions de guerre. Les Éthiopiens ont combattu avec des animaux et des insectes dangereux tels que des abeilles, des guêpes, des lions, des éléphants et même des guépards dressés pour capturer les soldats ennemis, ce qui leur a permis de remporter toutes les guerres de colonisation menées contre eux et d’être le seul pays Africain à n’avoir jamais été colonisé. Mais comment expliquer qu’un peuple non colonisé adopte officiellement une langue étrangère dans son propre pays ? Un pays non colonisé, mais dont la langue officielle est celle des colonisateurs : cela signifie-t-il que ce pays/peuple est colonisé ??

L’empereur Haïlé Sélassié Ier, figure auréolée de mystère et de légende, le nom de l’Éthiopie évoquera à jamais le souvenir de cette silhouette longiligne qui, seul à la tribune de la Société des Nations en 1936, mit en garde le monde contre l’agression fasciste italienne. L’Éthiopie était le seul État Noir/Africain membre de la Société des Nations depuis 1923. Malgré cette appartenance, le pays se retrouva cruellement isolé lors de son invasion par l’armée italienne, le régime fasciste de Benito Mussolini, en 1935. Haïlé Sélassié commandait lui-même les troupes éthiopiennes, mais sa vaillante résistance ne suffit pas.

En juin 1936, le monarque éthiopien se rendit à Genève et, depuis la tribune de la Société des Nations, lança un appel à l’aide aux puissances Occidentales, déclarant que le monde civilisé creuserait sa propre tombe s’il ne répondait pas militairement à l’agression italienne en Éthiopie. Sa Majesté Haïlé Sélassié Ier, empereur d’Éthiopie, restera également dans les mémoires comme l’un des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, dont il offrit le siège à Addis-Abeba. Il demeure par ailleurs le chef spirituel des rastafariens, qui effectuent régulièrement des pèlerinages en Éthiopie.

Haïlé Sélassié, dernier empereur d’Éthiopie, est considéré comme le souverain légitime de la Terre par le mouvement rastafari. Il a marqué l’histoire de son pays et de l’Afrique en œuvrant à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963. Haïlé Sélassié effectua une visite officielle en Jamaïque en 1966, où il fut reçu comme un dieu vivant. Renversé par un coup d’État en 1974, il mourut en prison l’année suivante.

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