KONGOLISOLO
Actualité

Devoir de Mémoire – Sexualité : Selon certains spécialistes, une femme entre 50 et 60 ans a besoin d’un homme entre 25 et 30 ans. Aujourd’hui, les femmes revendiquent haut et fort leur droit au plaisir sexuel, un plaisir détaché de la procréation. (Pourtant, nombreuses sont celles qui vivent un conflit intérieur intense entre leur sexualité et leurs « Prison intérieures » : sentiments de culpabilité, traumatismes passés et tabous culturels, alimentés par des facteurs clés tels que la déception, la frustration, la fatigue, les échecs amoureux, la perte de désir et l’absence de plaisir éveillé); « Cette réalité reste souvent tue. (Willy Pasini, psychiatre et sexologue de renommée internationale, a consacré plusieurs décennies à l’étude des questions liées à l’amour, à la séduction, aux relations amoureuses et au désir) » … (VIDÉO)

Dans son dernier ouvrage, il explore l’univers complexe de la sexualité féminine : des multiples facettes du désir aux diverses formes d’orgasme, englobant fantasmes, perversions, transgressions et orientations sexuelles. Le Vif/L’Express : La révolution sexuelle remonte à un demi-siècle. Pourquoi, dès lors, tant de femmes vivent-elles encore dans un état de « Pauvreté sexuelle » ? Willy Pasini : La Bible et la mythologie ont perpétué de nombreux archétypes féminins négatifs (Ève, Bethsabée, Dalila, Salomé, Pandore, Méduse, Etc.).

La culture chrétienne Occidentale s’est bâtie autour de deux archétypes : la Vierge Marie, symbole de pureté, et Marie-Madeleine, l’incarnation du vice. Ces figures ont traversé les siècles et influencent encore inconsciemment notre perception de la sexualité féminine. Aujourd’hui, la « Prison extérieure » c’est-à-dire l’ensemble des règles et normes sociales tend à s’effacer. Pourtant, les prisons intérieures perdurent. Autrefois, la sexualité féminine effrayait les hommes. Qu’en est-il aujourd’hui ?? Ce n’est pas tant la sexualité elle-même qui effraie, mais plutôt la femme désirante. Jadis, la sexualité servait avant tout à la procréation, et les hommes refusaient d’assumer la responsabilité des enfants nés hors mariage.

Aujourd’hui, c’est le désir féminin qui pose problème. Longtemps, les hommes ont détenu le monopole du désir. Aujourd’hui, le plaisir est partagé, et les femmes réclament leur part. Cela est déstabilisant. Les hommes toujours guidés par leur cerveau primitif demeurent des prédateurs sexuels, souvent déstabilisés par une femme active dans le monde professionnel, mais aussi dominante au lit. L’intimité sexuelle a-t-elle changé ?? L’acte sexuel en lui-même n’a pas changé, mais ceux qui le partagent, assurément, si l’intimité se mue en extimité : les jeunes femmes en quête de sensations fortes préfèrent parfois s’exhiber nues plutôt que de vivre une véritable intimité sexuelle. Aux États-Unis, par exemple, 40 % des femmes pratiquent le « Sexting » c’est-à-dire l’envoi en ligne d’images d’elles-mêmes à caractère sexuel explicite. Les apparences prennent le pas sur la réalité. Pourquoi les femmes sont-elles sexuellement supérieures aux hommes ?? Biologiquement, la supériorité féminine est réelle.

Une fillette de sept ou huit ans peut éprouver un orgasme clitoridien chose impossible pour un jeune garçon. Et lorsqu’elle devient femme, elle peut connaître jusqu’à cinq types d’orgasmes (clitoridien, vaginal, anal, utérin et celui déclenché par la stimulation du point G récemment découvert par la science). En comparaison, les hommes ne connaissent qu’un seul type d’orgasme. Quelle est la fonction de l’orgasme féminin ?? Cette question demeure un sujet de débat. Certains scientifiques estiment qu’il ne remplit aucune fonction. D’autres le considèrent comme un déclencheur du désir sexuel; toutefois, d’un point de vue biochimique, une femme ayant atteint l’orgasme est plus susceptible de concevoir. Les cerveaux féminin et masculin ne réagissent pas de la même manière durant l’orgasme.

Sexualité

Articles similaires

Laisser un Commentaire