Isis des Croisades ou figure locale ?? Cette Vierge Noire est réputée être une statue d’Isis rapportée des Croisades par Saint Louis. Cependant, il est plus probable qu’elle soit d’origine locale, et donc gallo-romaine. « Le Puy du Puy : Le Puy-en-Velay était en effet à l’origine un sanctuaire druidique gallo-romain, comme en témoignent les fresques romaines et païennes antiques (réutilisées à partir d’autres matériaux) découvertes dans une chapelle gothique légèrement plus récente, attenante à la basilique centrale. Ces fresques, représentant des scènes de chasse et des divinités (Mithra et Jupiter ??), entourent un puits scellé, qui n’est même pas mentionné dans les brochures touristiques. Pourtant, les fresques romaines indiquent, en caractères latins énormes, qu’il s’agit d’une eau miraculeuse qui guérit (là où la médecine d’Asclépios n’a plus de pouvoir) ».
La Vierge Troublante : Dans la basilique centrale, cette Vierge noire païenne est reléguée dans une chapelle latérale, quelque peu à l’écart des autres. Dans le chœur, derrière l’autel, elle est remplacée par une Vierge noire, plus chrétienne, celle qui est vénérée aujourd’hui et portée en procession dans les rues à l’occasion de la fête de l’Assomption. Il est en effet difficile de se procurer, par exemple, des statuettes de la déesse casquée, et elle est rarement représentée ou mentionnée dans les brochures touristiques.
Le Dolmen Noir de la Déesse : À gauche du chœur se trouve une petite chapelle abritant la « Pierre de la Fièvre », une énorme dalle Noire où se reposent les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques. La légende raconte qu’il s’agit de la pierre angulaire d’un dolmen. Lorsque la région était encore païenne, une femme tombée malade en hiver venait s’y reposer dans l’espoir d’être guérie. Alors la Vierge lui apparaît et lui ordonne de fonder un sanctuaire chrétien. Un cerf apparaît alors et, dans la neige, trace de ses sabots les contours du sanctuaire marial à construire.
Marie la Valkyrie : Mais qui était vénérée dans ce sanctuaire païen, aujourd’hui dédié à Marie, sinon Isis, dans une version plus gauloise (Bélisama ??). La Vierge a davantage l’apparence d’une Valkyrie, avec sa couronne casquée, que celle de l’humble Marie des Évangiles. Et dans la chapelle voisine, perchée sur un pic rocheux accessible par un escalier si raide qu’il ressemble à une échelle, on dit que cet espace aérien était d’abord dédié à Mercure, mais la présence d’une petite Vierge Noire, ajoutée récemment, indique qu’il fut probablement dédié plus tard à Isis.
Les mystères du baptistère Saint-Jean : À droite de la basilique se dresse un baptistère roman (semblable à celui de Poitiers) portant des traces de stuc carolingien, un type d’enduit décoratif. Cependant, ce baptistère est fermé au public car des fouilles archéologiques y sont menées depuis près de dix ans (depuis 2007). Qu’aurait-on pu y découvrir de si troublant qu’il justifierait la non-publication des résultats dans la presse archéologique (le baptême existait-il déjà chez les pharaons ??).

