KONGOLISOLO
Devoir de Mémoire – Chers tous, tout ce qui a été écrit sur le Dieu d’Israël l’a été par l’homme Blanc/Occidental. Ainsi, lorsque vous allez vous confesser, vous vous adressez à un homme Blanc/Occidental, qui parle de son Dieu d’Israël, mais vous ne verrez jamais ce Dieu : Chers Noirs/Africains, notre aliénation du christianisme a atteint un point insupportable. Pour vous en convaincre, voici comment se déroule la journée d’un Noir/Africain aliéné de cette religion importée par les colons Blancs/Occidentaux, une religion qui nous fait croire que le Noir/Africain est malade et a besoin d’être guéri. (Dès 4 heures du matin, le Noir/Africain saute de son lit, se met à genoux et dit : « Merci, Jésus ! »); « Oui, Jésus ! J’étais comme un mort toute la nuit, et tu m’as protégé des flèches enflammées que Satan n’a cessé de me lancer. Puisque tu m’as donné ce souffle gratuitement, je promets de jeûner pendant trois jours ! Je présenterai mon offrande de rédemption à mon pasteur, votre oint. Et enfin, il conclut en chantant le cantique : (Il est vivant, il est ressuscité, et nous verrons sa gloire au ciel) »
Devoir de Mémoire – Le Ni et le Di, dans la philosophie Bambara; chez les Bambara, peuple d’Afrique de l’Ouest, principalement du Nord du Mali, le Ni/Nyi est le principe de la vie immatérielle, la source de la vie intangible, par opposition au Di, qui est la vie physique; le Nyi est associé au feu et à l’air, tandis que le Di est associé à l’eau et à la terre; on retrouve ces éléments essentiels de la philosophie ancienne. (Le Nyi est l’énergie qui anime le corps; ce principe Nyi, rayonnant sous la forme de Nya, crée au niveau du noyau interne et autour de la personne un flux intermittent, le Nya-Nya, extrêmement rapide, une sorte de champ vital ou magnétique qui se propage à travers et dans le corps); « Le témoin de ce rayonnement est le regard Nye, dans lequel son intensité se lit; les yeux étant le miroir de l’âme; (le Nya, comparable dans une certaine mesure à l’énergie vitale, disparaît à la mort pour laisser place au Nyama, qui, sous certains aspects, évoque la vie privée, la conscience, l’inconscient et le subconscient) »
Devoir de Mémoire – Souvenir des choses : Les sept principes fondateurs de la philosophie hermétique, (les principes de vérité sont au nombre de sept; quiconque les connaît et les comprend possède la clé magique qui ouvrira toutes les portes du Temple avant même de les toucher); « Ce principe implique la vérité que le genre existe en toute chose; les principes masculin et féminin sont constamment à l’œuvre; cela est vrai non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan mental et même sur le plan spirituel »

Pensée Africaine (Philosophie Africaine)

La seule chose qui devrait nous intéresser, nous KongoLisolois(e), c’est l’éveil de la conscience; nous prônons l’aristocratie de l’Esprit et l’éveil de la conscience : il n’y a qu’une seule grande âme – l’âme est l’anima Mundi de Platon, le grand Alaya du monde, l’âme intracosmique « Notre conscience humaine n’est rien d’autre qu’une étincelle détachée de la grande âme du monde; il faut réussir l’éveil de la conscience pour connaître tous les secrets de la vie et de la mort »

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La genèse du monde selon les Bamiléké : la femme, dépositaire exclusif de l’art sacré de la création; (au commencement était la terre et la terre était Dieu); dans la plupart des langues de l’Ouest du Kameroun, le même mot, (Si), désigne Dieu et la surface de la terre, « Dieu résidait dans la terre et en constituait l’élément mâle et le principe actif; Dieu le Père trouva que la surface de la terre manquait d’animation et décida de la peupler de créatures moindres; comme un potier, l’Être Suprême façonna le premier homme avec de la terre; il utilise la couleur de la terre et une pierre de finition pour diversifier à l’infini la plasticité de ses modèles; (il y en a des gros, des petits, des clairs, des marrons, des Noirs, des blancs Etc) »

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Un peuple sans culture est appelé à disparaître et chaque peuple cherche à dominer un autre en faisant disparaître sa culture, voilà pourquoi les Noirs/Africains ne doivent pas oublier (leurs langues, leurs religions, leurs coutumes au nom d’une certaine culture dite civilisée) : peuple Noir/Africain; nous sommes avant tout des êtres spirituels et nous portons tous en nous, l’esprit des personnes qui nous ont précédés; aucun de nous ne se trouve sans culture, car être sans culture, c’est être sans ancêtres et aussi loin qu’ils soient, nous sommes tous les enfants de nos ancêtres

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La conception existentialiste des ancêtres Noirs/Africains: selon la philosophie ancestrale, l’existentialisme est le résultat du spiritualisme; tout ce qui existe physiquement a son archétype dans le spirituel, le monde des causes ou des forces archétypales « Les ancêtres disaient (si quelque chose n’existe pas c’est que quelque chose existe, car si quelque chose n’existe pas c’est qu’il existe comme n’existant pas), c’est à méditer, en même temps c’est une matière à réflexion »

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Le Vodou a ses propres divinités : les adeptes du culte Vodou et des spiritualités Noires/Africaines, en général, ne connaissent pas de Dieu anthropomorphe, un « Dieu créateur Occidental »; mais une hiérarchie de divinités dont chacune joue un rôle bien défini qui lui est attribué « Bien avant les sermons et prédications de ceux-là qui s’arrogent le monopole de la connaissance de Dieu, et surtout, bien avant l’alphabétisation, le concept que les ancêtres Noirs/Africains avaient de Dieu est, encore aujourd’hui, plus proche de la connaissance métaphysique et mystique relatives aux réalités immuables de l’Univers, que les sermons les plus aguerris des prédicateurs religieux »

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