KONGOLISOLO
Devoir de Mémoire – La Chine ou la souveraineté politique au service de la prospérité socio-économique : Les réalisations technologiques, socio-économiques et militaires de la Chine contemporaine découlent d’orientations stratégiques fondamentales adoptées, confirmées ou ajustées par les dirigeants successifs du Parti communiste chinois (PCC) depuis la fin des années 1970, il y a plus de 55 ans. (Durant la même période, de nombreux États panafricains ont été uniformément contraints d’emprunter d’autres voies politiques, celles de l’ajustement structurel, devenant ainsi des pays pauvres fortement endettés, sous l’égide du NEPAD, par leurs bailleurs de fonds occidentaux, avec les conséquences catastrophiques dont nous souffrons amèrement aujourd’hui. Quelles sont les orientations stratégiques de la Chine ?) « Quelles leçons pouvons-nous en tirer, de notre perspective panafricaniste ? »
Devoir de Mémoire – D’Haïti à l’Éthiopie : Anténor Firmin et Bénito Sylvain. Dans les décennies qui suivirent la Révolution haïtienne, Haïti suscita un intérêt considérable auprès des populations Noires/Africaines du monde entier (le pays demeurait une source de fierté, tandis que, paradoxalement, les difficultés économiques auxquelles il était confronté servaient de prétexte à la propagande raciste et coloniale pour prouver l’incapacité des Noirs/Africains à se gouverner eux-mêmes); « Les débats, même au sein d’Haïti, portaient également sur l’une des nombreuses divisions entre les intellectuels qui prônaient l’assimilation à la France, considérée comme la mère patrie, et ceux qui, fiers d’appartenir à la première république Noire/Africaine »
Devoir de mémoire – Entre communisme et anticolonialisme; par George Padmore et C.L.R. James : Padmore est une figure méconnue, mais essentielle de l’histoire du panafricanisme, au même titre que Du Bois, Garvey et Nkrumah, avec lesquels il a collaboré à différentes périodes de sa vie; (cependant, contrairement à ces trois figures majeures du panafricanisme, Padmore est resté dans l’ombre; il n’était ni un universitaire de renommée mondiale comme Du Bois, ni un leader d’un mouvement populaire comme Garvey, ni un chef d’État comme Nkrumah); « Pourtant, sa vie et sa personnalité conjuguent des éléments politiques, intellectuels et populaires fondamentaux; (les deux principales publications qui lui sont consacrées, celle de James Hooker en 1967 et celle de Fitzroy Baptiste et Rupert Lewis en 2009, sont loin d’épuiser les sources sur cette figure centrale des réseaux militants Noirs/Africains et anticoloniaux des années 1930, et surveillée par tous les services de renseignement de l’époque) »

Afrique – politique

Devoir de Mémoire – Du pannégrisme à l’Unité Africaine, une histoire des panafricanismes; une autre question concerne les limites du panafricanisme : Réduisent-ils réduits à la couleur de la peau (Noirs) ou à la géographie (continent Africain) ? Dans le premier cas, les limites du panafricanisme excluent l’Afrique du Nord dite Blanche dans le second, ils écartent des dizaines de millions d’Africains de la diaspora; (Si la couleur de la peau est conservée, est-elle constitutive de l’unité culturelle des peuples Noirs/Africains ?? Si la géographie est privilégiée, quel est le projet d’unité politique territoriale ??); « La complémentarité des alternatives découle de la distinction entre pan-anévrisme et panafricanisme »

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Devoir de Mémoire – Les parents de Malcolm X : Earl Little, pasteur baptiste né à Reynolds, en Géorgie, et sa seconde épouse, Louise, née à Grenade dans les Antilles britanniques, furent membres pendant de nombreuses années de l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) de Marcus Garvey; (Earl Little travailla comme organisateur pour le mouvement dans les années 1920 et fut, à un moment donné, président de la section d’Omaha, dans le Nebraska, de l’UNIA); « Louise Little était la secrétaire de la section, rédigeant des rapports sur les activités locales et les réunions pour le journal Negro World. Earl Little milita également pour la libération de Garvey après son emprisonnement en 1925 pour fraude postale fédérale » … (VIDÉO)

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Devoir de Mémoire – Le Congrès panafricain de 1919 à Paris : W.E.B. Du Bois poursuivit ses efforts pour organiser une conférence capable d’influencer les décisions des grandes puissances réunies à la Conférence de la Paix. À cette fin, il chercha à constituer un large comité de soutien et souhaitait inscrire le congrès dans la durée. (Du Bois contacta le célèbre journaliste américain Walter Lippmann, membre de la délégation Américaine à la conférence de Paris, et le député Noir/Français Blaise Diagne, récemment réélu dans sa circonscription au Sénégal); « Malgré les désaccords qui surgirent entre les deux hommes, notamment sur les orientations politiques et économiques à donner au congrès; Du Bois savait qu’il avait besoin de Diagne, qui bénéficiait de l’écoute du Premier ministre français, Georges Clemenceau »

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Devoir de Mémoire – De la Jamaïque à New York, l’ascension du Roi Noir de Harlem : C’est dans un monde marqué par des luttes économiques, politiques et sociales, sur fond de tensions raciales, que Marcus Garvey naquit en 1887 à Saint Ann’s Bay, dans le Nord de la Jamaïque. Adolescent, Garvey fit son apprentissage à Kingston, dans l’imprimerie de son parrain, avant de publier ses premiers journaux dans les années 1900. Impliqué dans des cercles de lecture anticolonialistes et licencié pour avoir organisé des piquets de grève, il décida de voyager au Venezuela, en Colombie et en Équateur, puis à travers l’Amérique centrale, créant des journaux en chemin (La Prensa au Panama et La Nacionale au Costa Rica); « Ce voyage formateur lui fit prendre conscience que le sort des travailleurs jamaïcains était partagé par de nombreux autres peuples. En 1912, Garvey entreprit un second voyage formateur en Europe »

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Devoir de Mémoire – Garvey vs Du Bois : Deux manières d’être Noir/Africain, laquelle est la bonne ? Comme le souligne l’historien George Shepperson, la différence entre le panafricanisme de Du Bois et celui de Garvey peut se résumer ainsi : d’un côté, les revendications politiques d’émancipation portées par une élite intellectuelle qui juge ce qui est bon pour le peuple; de l’autre, un mouvement hétérogène qui appelle à la mobilisation des classes populaires et au renforcement de la solidarité raciale, quitte à exclure l’élite; « Le débat Garvey-Du Bois, ou UNIA-NAACP, montre qu’au sein d’une même communauté, les revendications du parti le moins autonome sur les plans économique et social, mais le plus important numériquement, ne sont pas toujours prises en compte »

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Devoir de Mémoire – Les origines du panafricanisme : D’où vient le mot/terme panafricanisme ? Le mot/terme panafricanisme a été inventé en 1900, mais les idées panafricaines remontent à un passé plus lointain (le panafricanisme est un mouvement mondial qui vise à encourager et à renforcer les liens de solidarité entre tous les peuples autochtones et les diasporas d’ascendance Noire/Africaine, sur la base d’un objectif commun remontant à la traite atlantique des esclaves); « Le mouvement s’étend au-delà des peuples Noirs/Africains du continent, bénéficiant d’un soutien important au sein de la diaspora Noire/Africaine des Amériques et d’Europe; (paradoxalement, c’est en dehors de l’Afrique, et au cœur de l’esclavage aux Amériques, que ces idées ont commencé à prendre forme avant d’atteindre l’Afrique au XIXe siècle) »

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