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Devoir de Mémoire – La conscience historique, par le sentiment de cohésion qu’elle crée, constitue le rempart le plus sûr et le plus solide de la sécurité culturelle d’un peuple; c’est pourquoi chaque peuple cherche à connaître et à vivre sa véritable histoire, et à transmettre sa mémoire à ses descendants. (By; Cheikh Anta Diop) : Lorsqu’un individu n’est pas en harmonie avec son état psychologique intérieur et que cet état intérieur est imprécis, il s’affaiblit; (À ce moment-là, du point de vue de l’identité, il est capable de s’identifier à tout ce qui arrive, y compris en termes d’ivresse et d’aliénation; c’est la perte de sa culture, la perte de son identité, pour imiter/copier autre chose et s’y installer définitivement, dans cette autre chose, c’est l’aliénation. By; Dr Alassane Cherif, psychanalyste); « Nous voulons éveiller, secouer et galvaniser la fierté des Noirs/Africains afin qu’ils décident de reconquérir leur dignité, leur culture et leur identité pour reconstruire l’avenir qui les appelle. Et personne ne peut les arrêter »

Tel est le sens de notre démarche, même si elle ne plaît pas à tout le monde ! « Nous préparons le terrain avec soin, et lorsque la structure sera en place, le souffle de la prospérité se fera sentir. La perturbation de l’équilibre éternel, infiltrée par des forces négatives, prendra bientôt fin. Seul un savoir direct, loin des sentiers battus des écoles abrutissantes de ce système prédateur, permettra de construire la pensée, la philosophie et l’identité Noires/Africaines. Une société qui ne maîtrise ni ses programmes scolaires ni sa façon de penser est une société à la dérive ».

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, parlons maintenant de la lignée Noire/Africaine des populations du bassin de la vallée du Nil (toutes les preuves anthropologiques physiques sérieuses indiquent que les premières populations de la vallée du Nil peuvent être identifiées comme appartenant à une lignée Noire/Africaine). Cependant, elles présentaient des variations typologiques locales, qui représentaient les effets à court et à long terme des forces évolutives du flux génique, de la dérive génétique et de la sélection sexuelle, influencées par la culture et la géographie. (By; Nancy C. Lovell, 1999, p. 279).

Dans la région aujourd’hui appelée Libye, essentiellement désertique et parsemée d’oasis, on observe encore une composante Afro-souche au sein des populations sédentaires. Il en va de même pour les Fellahin d’Égypte, qu’ils soient coptes ou musulmans, dont les études ostéologiques ont révélé que cette composante était encore plus marquée durant les périodes pré-synaptiques, témoignant d’une migration précoce vers le nord le long des rives du Nil, alors encore densément boisées (Human Populations, Encyclopedia Britannica, éditions de 1974 et 1982). Les premières cultures de Mérimde, Fayoum, Badari, Naqada I et Naqada II étaient essentiellement Noires/Africaines, pour lesquelles les coutumes sociales et les croyances religieuses Noires/Africaines primitives constituaient le fondement même du mode de vie des anciens Égyptiens (Thurston 1976).

Parmi les populations mondiales actuelles, le profil STR autosomal de Ramsès III est le plus fréquent dans la région de l’Afrique subsaharienne et des Grands Lacs, où sa prévalence est environ 335,1 fois supérieure à celle du reste du monde, et en Afrique australe, où elle est environ 134,6 fois supérieure. De plus, les deux profils STR autosomiques sont également présents au Levant, y compris dans les populations actuelles. Ainsi, les résultats des analyses ADN effectuées sur les populations actuelles du monde peuvent refléter en partie les changements démographiques survenus en Afrique après le règne de Ramsès III. L’ADN des populations actuelles d’Afrique australe et de la région des Grands Lacs Africains témoigne, dans une certaine mesure, de leurs liens génétiques avec d’anciennes populations locales ayant vécu près de l’Égypte du Nouvel Empire, ainsi qu’avec les grandes migrations nilotiques et bantoues des 3 000 dernières années.

De plus, les analyses ADN ont confirmé que le père de Toutankhamon et d’autres souverains de la période d’Amarna entretenaient également des liens de parenté étroits avec les populations d’Afrique du Sud, notamment celles de la région des Grands Lacs, même si certains persistent à nier ou à ignorer ces preuves. C’est pourquoi, par exemple, nous avons Hat-Shep-Suwe.t, plus connue sous le nom d’Hatchepsout durant la période d’Amarna, qui avait elle-même un visage typiquement Noir/Africain, tout comme son père Thoutmôsis Ier. De nombreux récits anciens existent à son sujet, suggérant qu’elle fut probablement l’une des plus grandes reines de Saba.

Le visage presque royal de Winnie Mandela, qui rappelle clairement celui d’Hatchepsout, reflète davantage le lien génétique fort désormais confirmé entre les anciens Égyptiens noirs, les Sud-Africains et les populations de la région des Grands Lacs. « Les Noirs/Africains doivent apprendre à se respecter mutuellement pour défendre leurs terres : Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les récits de chasse continueront de glorifier le chasseur ».

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