Ibn Majah, qui avait vécu deux siècles plus tôt (824–887), avait déjà déclaré : « Une esclave Noire/Africaine au nez fendu est préférable, pourvu qu’elle soit pieuse ». En 734, les premiers musulmans pénétrèrent dans le Royaume du Ghana le plus ancien des grands empires Noirs/Africains Sahéliens, ou Soudanais. L’occupation Arabe du Maghreb déclencha un commerce d’or et d’esclaves entre le Ghana et Sijilmasa (un port du Sahara septentrional). En 1054, ainsi que le rapporte Al-Bakri, les Almoravides prirent d’assaut plusieurs villes du Ghana, « Violant les femmes et s’emparant de tout ce qu’ils trouvaient comme butin légitime ». Les Ghanéens résistèrent pendant quatorze ans avant de tomber entre les mains des Almoravides qui au nom du Jihad contraignirent un grand nombre d’entre eux à se convertir à la foi musulmane. La résistance fut, néanmoins, farouche.
Entre 1230 et 1255, Soundiata Keita fut l’empereur Noir/Africain le plus hostile aux marchands d’esclaves qu’ils fussent musulmans, arabes, berbères ou autres qui faisaient le trafic de populations Noires/Africaines pour les réduire en esclavage. Le « Donsonlu Kali Kan » c’est-à-dire le Serment des Chasseurs l’accomplissement le plus extraordinaire de Soundiata, demeure à ce jour relativement méconnu. En 642, la Nubie fut vaincue et contrainte de livrer annuellement 442 esclaves à l’empire musulman du Caire. Entre 666 et 667, des troupes musulmanes commandées par Busr ibn Abi Artah atteignirent Kawar, au Nord du lac Tchad, et assiégèrent, durant plus d’un mois, la forteresse où les habitants s’étaient réfugiés
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, voici pourquoi tous les Noirs/Africains, à travers le monde, doivent se méfier des religions abrahamiques ou, plus largement, de toutes ces religions dites « Révélées ». Pour une personne Noire/Africaine, voir une personne Blanche/Arabe esquisser quelques pas de l’une de ses danses traditionnelles accompagnée de la musique, revêtir sa tenue traditionnelle, ou même prononcer quelques mots de sa langue, constitue un moment d’extase et d’exaltation profondes. C’est le signe que son humanité est reconnue et, par conséquent, qu’elle peut ressentir, à cet instant précis, un sentiment de fierté; pourtant, elle n’est alors que portée par les ailes de l’hypocrisie.
L’Homme Noir/Africain se retrouve dans/parmi les « Anges de l’enfer » sans même s’en rendre compte; on ne peut prétendre ne pas croire en l’Église tout en professant croire au Dieu d’Israël. Sans les églises et les mosquées – si les institutions religieuses n’avaient pas investi les ressources que vous connaissez si bien comment auriez-vous jamais pu connaître ce soi-disant « Bon Dieu, ou Allah ?? » Ces religions que sont-elles, en réalité ?? Ce ne sont rien d’autre que des Conférences Syndicales Chrétiennes (CSC) ou des Conférences Syndicales Musulmanes (CSM) ! Et telle est leur nature même. Une petite gymnastique intellectuelle et spirituelle s’impose ! Vous percevez clairement la ruse; vous vous posez des questions, et pourtant, il vous est impossible de vous en affranchir totalement : soit vous cherchez des circonstances atténuantes, soit vous tentez d’en nier l’essence même. Le dénominateur commun qui vous lie à ces religions n’est autre que la peur la peur de l’enfer !
Ce que vous appelez la foi en Dieu n’est, en réalité, rien d’autre que la foi en l’interprétation d’un homme l’interprétation d’un livre écrit par d’autres hommes. Ce livre a été traduit, imprimé, contesté, corrigé et révisé; aujourd’hui, il en existe de multiples versions, toutes dérivées d’un ouvrage fondé sur des récits initialement transmis oralement, de génération en génération des récits d’événements survenus des siècles, voire des millénaires, avant l’époque de ceux qui prétendaient en avoir été les témoins. Ce sont là des livres contenant des messages et des textes qui n’ont plus aucune pertinence dans notre contexte actuel. Or, un texte diffusé hors de son contexte originel ne devient rien d’autre qu’un prétexte. Écrits pour relater les aventures de peuples rivaux habitant une même péninsule sans faire la moindre mention des milliers d’autres peuples répartis à travers le globe, tels sont les livres auxquels vous vous cramponnez : des textes prétendument sacrés et des messages divinement révélés.
Ces livres ont été rédigés au sujet de phénomènes, à une époque où de simples événements qui peuvent s’expliquer scientifiquement étaient considérés comme mystérieux ou divins. Vous demeurez inconscient de tout cela. C’est la raison pour laquelle vous prétendez posséder la foi. Ce dont vous avez réellement besoin, par-dessus tout, c’est d’un thérapeute ou d’un travail sur votre confiance en vous. Un manque de compréhension et un manque de vision de ce monde ne devrait pas vous amener à croire en quelque chose simplement pour vous sentir mieux.
Pourquoi parlons-nous de religion ?? Parce qu’elle constitue le levier premier de la déconstruction coloniale. Lorsque vous vous affranchissez des religions abrahamiques, vous saisissez alors l’importance de la décolonisation et de l’autodétermination. Car tout est intimement lié. Et tout devient (plus facile). Nous avons été vaincus militairement, mais ce fut, avant tout, par le biais de la religion car celle-ci nous empêche ne serait-ce que d’aiguiser la moindre de nos armes. « Chers frères et sœurs Noirs/Africains, il vous suffit d’abandonner les religions abrahamiques, et vous verrez que votre libération totale de l’oppresseur s’ensuivra ! »


