Aimé Césaire épousa une femme Métisse, tandis que Léopold Sédar Senghor épousa une femme Blanche/Occidentale. Pourtant, c’est Senghor qui écrivit des poèmes célébrant la beauté et les mérites des femmes Noires/Africaines.
On pourrait également citer un autre Antillais, Frantz Fanon, lui aussi fervent défenseur de la cause Noire/Africaine à la même époque; il épousa également une femme Blanche/Occidentale. On pourrait poursuivre en citant un autre, le Sénégalais Cheikh Anta Diop, l’un des plus grands idéologues de l’Afrocentricité; il épousa lui aussi une femme Blanche/Occidentale.
Quelle réflexion un tel paradoxe vous inspire-t-il ? Comment expliquer qu’aucune femme Noire/Africaine n’ait trouvé grâce aux yeux de ces prétendus leaders, premiers à lancer un mouvement pro-Noir/Africain en France, alors que la plupart d’entre eux évitaient d’épouser des femmes Noires/Africaines ?? Certes, chacun a le droit d’épouser qui il veut, mais lorsqu’on prétend défendre la cause Noire/Africaine et qu’on se retrouve ensuite dans les bras d’une autre femme, n’y a-t-il pas là une contradiction ??

Sur cette photo, Senghor est accompagné de son épouse, Colette Hubert, ancienne Première dame du Sénégal, décédée le 19 novembre 2019. (De l’esclavageoisie = esclavage volontaire, accepté, consommé, sublimé, hiérarchisé, classé et décoré par le maître Blanc/Occidental) : Si vous voulez savoir ce que vous étiez dans une vie antérieure, regardez ce que vous êtes maintenant; si vous voulez savoir ce que vous deviendrez dans vos vies futures, regardez ce que vous faites maintenant.
Léopold Sédar Senghor vivait comme un Blanc, parlait comme un Blanc, mangeait comme un Blanc, respirait comme un Blanc, dormait comme un Blanc et épousa une femme Blanche/Occidentale. Bref, tout était Blanc chez cet homme, Senghor, qui incarnait le prototype parfait d’un Nègre de maison. Un sous-préfet Noir/Africain, chef d’État, déclare que sa patrie est la France et affirme avec conviction que ses ancêtres étaient gaulois (un proverbe Kamerounais dit : « Les prières du coq n’atteignent pas le faucon »).
Voici la prière de Léopold Sédar Senghor pour la France (Je veux prier pour la France car j’ai une grande affection pour elle – Seigneur, parmi les nations blanches, place la belle France à la droite de Dieu le Père, car j’ai une grande affection pour la France, ma patrie).
Bénis ce peuple asservi qui, par deux fois, a su se libérer de son joug et proclamer l’avènement des pauvres auprès de la royauté. Qui a transformé les esclaves d’autrefois en hommes libres et fraternels. Bénis ce peuple qui m’a apporté ta Bonne Nouvelle, Seigneur, et qui a ouvert mes paupières lourdes à la lumière de la foi. Il a ouvert mon cœur à la connaissance du monde, m’a montré l’arc-en-ciel des nouveaux visages de mes frères. Ce que je crains, c’est qu’à l’avenir, sous la pression fatale de la libération de l’Afrique, nous soyons amenés à quitter l’orbite française. (Non, Seigneur, nous voulons rester dans les enclos de la Francofaune, sous le règne de Baba-Koumantan), rêvait Senghor, évoquant ses origines blanches.
J’ai probablement une goutte de sang portugais, car je suis du groupe sanguin (A), courant en Europe mais rare en Afrique. Mon sang portugais s’est perdu dans l’océan de ma négritude. À mes yeux, le phare portugais tourne, oui, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il convient de noter que le groupe sanguin (A) est présent en proportions significatives en Afrique, son argument ne tient donc pas. Léopold Sédar Senghor était un fervent partisan de la France en Afrique. Il était le gardien de l’enclos colonial qu’était le Sénégal, qu’il contrôlait à distance depuis la métropole qu’il chérissait tant. Comment les Noirs/Africains ont-ils pu tolérer de tels traîtres à la tête de leur pays ??
Le président sénégalais Léopold Sédar Senghor, dans un discours prononcé le 20 juin 1960 pour l’indépendance de la Fédération du Mali et du Sénégal (la Fédération du Mali avait uni le Sénégal et la République soudanaise, devenue le Mali, entre 1959 et 1960). Durant l’été, des désaccords sont apparus entre les Sénégalais et les Soudano-Maliens concernant leurs orientations politiques et les nominations.
Puis, le 18 août 1960, sur ordre de Keïta, qui n’avait pas informé Dia, le colonel Soumaré, chef des forces armées, mobilisa les unités de l’armée malienne stationnées à Podor et Bignona pour assurer la sécurité de l’élection présidentielle à venir. Les Soudanais craignaient une sécession des Sénégalais, qui eux-mêmes redoutaient un coup d’État soudanais. Le Conseil des ministres extraordinaire, réuni le lendemain et auquel assistait un seul ministre sénégalais, destitua Dia et proclama l’état d’urgence.
En réponse, Senghor et Dia, appuyés par la gendarmerie sénégalaise, firent arrêter le colonel Soumaré le 20 août par le commandant de la Garde républicaine sénégalaise. Le soir même, les députés sénégalais votèrent l’indépendance du Sénégal et l’état d’urgence, et Modibo Keïta ainsi que les représentants soudanais présents à Dakar furent escortés jusqu’à la frontière le lendemain. (Le 22 septembre, Modibo Keïta proclama l’indépendance de la République du Soudan, qui devint la République du Mali).


