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Devoir de Mémoire : Selon la tradition judéo-chrétienne, le livre de la Genèse aurait été écrit entre 1513 et 1440 avant notre ère, soit à l’époque du prétendu exode du peuple Israélite. (Cependant, concernant l’Égypte, cette tradition historique repose davantage sur un mensonge que sur une croyance erronée); « Grâce à l’abondance de preuves archéologiques, nous savons aujourd’hui que le livre de la Genèse a été écrit et codifié aux VIe et Ve siècles avant notre ère, c’est-à-dire alors que les Israélites étaient réduits en esclavage à Babylone, et non en Égypte comme l’affirment les religions abrahamiques »

Ce fait est important car il est archéologiquement prouvé que les Sumériens, les Babyloniens et les Hindous partageaient des mythes identiques concernant la création du ciel et de la terre, la chute de l’homme, le déluge, la tour de Babel, le jardin d’Éden et même les Dix Commandements, pour n’en citer que quelques-uns. Tous ces mythes sont antérieurs aux Écritures hébraïques de plus de mille ans. Tout ceci signifie que le livre de la Genèse a été écrit bien plus tard que la date admise par la tradition judéo-chrétienne, notamment parce que ni l’hébreu ni un alphabet n’existaient à l’époque où ce livre aurait été écrit.

Nous savons qu’il existe deux formes principales d’écriture hébraïque : le Ketav Ivri, dérivé du cananéen, et le Ketav Ashuri, enraciné dans le babylonien. Cela signifie que l’écriture hébraïque n’est pas née chez les Hébreux eux-mêmes, mais plutôt à partir de langues empruntées à des peuples qui vénéraient d’autres dieux. C’est avec cet alphabet que les moines copistes, durant l’exil Babylonien des Hébreux, écrivirent plus tard des textes intégrant des mythes symboliques, comme la légende du jardinier découvrant Sargon flottant dans un panier sur un fleuve, comme dans l’allégorie de la naissance d’Horus et, enfin, dans la fable de Moïse. Ils modifièrent cependant les récits de grands héros, de grands écrivains ou de rois légendaires, généralement d’origine koushite, pour en faire un récit fictif.

Cette genèse fut ensuite reprise et remaniée à maintes reprises dans plusieurs autres ouvrages, où l’origine Noire/Africaine/Égyptienne, lointaine et embarrassante, de leur nouvelle philosophie n’apparaissait plus, ou du moins pas sous un jour favorable. Les noms étaient dissimulés ou inventés, par exemple, avec l’existence d’un Abraham, d’un Moïse ou d’un Joseph ayant vécu dans le delta du Nil.

Voilà pourquoi aucun spécialiste aujourd’hui n’accepte cette chronologie erronée, et pourquoi les exégètes affirment désormais que le Pentateuque, écrit par un soi-disant Moïse, n’a pu être rédigé qu’à l’époque de l’Exode des Hébreux de Babylone, entre 587 et 539 avant notre ère, et pas avant.

judeo

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