Les femmes Noires/Africaines/Kongolaises sont reines et gardiennes de la famille, du clan, de la communauté et de la société. La femme Noire/Africaine incarne une beauté sublime, où équilibre, bien-être et harmonie règnent en maîtres. Le nom « Anuarite » signifie « celle qui se moque de la guerre » en langue locale. Elle fut assassinée le 1er décembre 1964 à Isiro, durant la rébellion Simba. Des soldats rebelles la tuèrent pour avoir refusé de renoncer à son vœu de chasteté et d’épouser un colonel. Ses dernières paroles auraient été un message de pardon pour son meurtrier. « Sœur Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 15 août 1985, lors de sa visite au Zaïre/Kongo. Elle est la première femme Noire/Africaine à recevoir cet honneur controversé ».

Parlons également d’Isidore Bakanja : Le 23 avril 1994, le soi-disant Saint-Siège l’a proclamé bienheureux. L’information n’a été rendue publique que le lendemain, 24 avril, lorsque Sa Sainteté le soi-disant Pape Jean-Paul II l’a annoncée publiquement au Synode des évêques sur l’Afrique. Isidore Bakanja est né vers 1885 dans la région de Mbandaka; après son baptême, il a cultivé une dévotion particulière à la Vierge Marie; malgré les difficultés rencontrées dans son travail en raison de sa fidélité au Christ, il est resté inébranlable dans sa foi aveugle.
En février 1909, Van Cauter, son employeur belge, ordonna brutalement à Isidore Bakanja, qui le servait à table, de lui retirer son scapulaire. Le jeune homme refusa. Van Cauter, pris d’une rage folle, arracha alors le scapulaire à Isidore Bakanja, le jeta à son chien, puis récupéra lui-même le morceau de peau d’éléphant percé de deux clous. Isidore Bakanja fut roué de coups, recevant au moins deux cents coups. Après cette torture, inconscient, il fut emmené en prison, les pieds liés par deux anneaux métalliques cadenassés et attachés à un poids énorme. Il y resta quatre jours, sans soins ni nourriture.
Bakanja ne se remit jamais de ses blessures. Fin juillet 1909, il exprima le pardon qu’il avait généreusement accordé à son meurtrier et assura à tous qu’il prierait ardemment pour lui dans le paradis imaginaire créé par les Blancs/Occidentaux pour les Noirs/Africains. (Le 15 août 1909, épuisé par six mois de souffrances insupportables, Isidore Bakanja mourut paisiblement).


