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Devoir de Mémoire – Les traditions Noires/Africaines sont attaquées depuis des siècles par les missionnaires Européens et Arabo-Musulmans. C’est pourquoi, lorsqu’on aborde le culte des ancêtres, beaucoup d’entre nous l’interdisent et le désapprouvent, le considérant désormais comme satanique : Les catholiques vénèrent les reliques de leurs prétendus saints, et cela n’est pas satanique, mais si c’est le cas pour les nôtres, cela l’est. (Le plus choquant est que ces mêmes personnes refusent d’honorer leurs propres ancêtres, alors qu’elles honorent et invoquent volontiers les noms d’ancêtres européens et sémitiques dans les églises, les mosquées et les synagogues, et participent même à leurs fêtes pour perpétuer leurs traditions); « Par exemple : Noël, Thanksgiving, le Ramadan, Christophe Colomb, la Pâque juive, la Pentecôte (la Toussaint), et les fêtes musulmanes et juives; Etc »

Cependant, la Libation en Afrique est un excellent exemple des nombreux rituels qui témoignent de ce sage héritage consistant à verser une offrande de boisson pour apaiser l’univers, la Terre, les forces élémentaires, mais surtout pour honorer nos ancêtres sacrés ainsi que tous les êtres humains, présents et disparus. Aujourd’hui encore, la Libation se retrouve dans tout le monde Noir/Africain : sur le continent, en Amérique, dans les Caraïbes et partout ailleurs où vivent ou ont vécu des personnes d’ascendance Noire/Africaine. En effet, rendre hommage aux ancêtres a toujours été une composante essentielle de cet héritage culturel, d’autant plus que ce rituel constitue également un marqueur génétique lié à notre identité Noire/Africaine.

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, les spiritualités Noires/Africaines ne se limitent pas au culte des ancêtres. De nombreux ouvrages utilisent l’expression « Culte des ancêtres » pour décrire les religions ou spiritualités Noires/Africaines, ce qui constitue une grave erreur. Ce concept est souvent mal employé, car il ne reflète pas toujours la réalité et les nuances des spiritualités Noires/Africaines. Ce mauvais usage du langage n’a fait que renforcer cette erreur ! Certes, les défunts occupent une place importante dans la religiosité Noire/Africaine. Cependant, il est également erroné d’interpréter les religions et spiritualités traditionnelles Noires/Africaines uniquement en termes de « Vénération des ancêtres ». Les défunts, qu’il s’agisse de grands-parents, de parents, de frères, de sœurs ou d’enfants, font partie de la famille et doivent donc rester en contact avec leurs proches.

On observe également dans l’Église catholique une multitude de figures vénérées par les chrétiens. Les catholiques ne prient-ils pas les Vierges et les saints défunts ? Ils n’ont jamais parlé de culte des ancêtres. Alors pourquoi cette pratique est-elle propre à l’Afrique ?? Peut-être est-ce une digression. Pour revenir au sujet, les libations et les offrandes faites aux défunts sont des marques de camaraderie, d’hospitalité et de respect. La nourriture et les boissons offertes symbolisent la continuité familiale et le lien entre ceux qui sont dans l’au-delà et ceux qui sont sur terre. Car, selon la philosophie Noire/Africaine, les morts ne sont pas vraiment morts.

Le terme « Culte » n’est pas approprié dans ce contexte, et les personnes Noires/Africaines savent pertinemment qu’elles ne vénèrent pas les membres décédés de leur famille. Il est donc blasphématoire de qualifier ces actes de culte familial. De plus, les religions Noires/Africaines ne se limitent pas aux rites familiaux de libération et aux offrandes de nourriture. Elles vont bien au-delà; elles sont plus profondes et plus complètes. Les considérer uniquement sous l’angle du culte des ancêtres, c’est isoler une partie d’un tout qui, dans certaines sociétés, revêt peu d’importance, et ignorer de nombreux autres aspects de la religion. « Les missionnaires, anthropologues, sociologues, ethnologues, journalistes et universitaires Occidentaux qui continuent de parler de culte des ancêtres devraient examiner les cimetières de leurs pays d’origine et constater le nombre de fleurs, de bougies et même de photographies des défunts déposées sur les tombes de leurs proches ».

Ce phénomène est souvent plus extrême que tout ce que l’on observe en Afrique, et nous ne savons comment qualifier cette coutume occidentale si chère à nos cœurs. « Les Noirs/Africains n’ont pas honte de se souvenir de leurs défunts. Se souvenir d’eux n’est pas les vénérer; c’est maintenir le lien avec eux, car leur vie est, dans d’autres mondes, plus ou moins différente de celle qu’ils mènent sur leur terre natale. (Source : John S. Mbiti – African Religions and Philosophy) ».

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