C’est la vice-ministre des Affaires sociales du gouvernement après le 17 mai 1997, Mme Milulu Mamboleo, qui a illégalement dépouillé la Fondation Maman Mobutu de ces deux institutions phares. Il faut dire que les revenus du Centre féminin de Limité et les frais de scolarité de l’Institut pour aveugles étaient très convoités; depuis lors, l’INAV a été transformé en une école ouverte aux élèves voyants.
On se souvient qu’en 1999, les élèves/étudiants malvoyants s’étaient révoltés contre l’arrivée massive d’élèves/d’étudiants voyants dans leur établissement. Aujourd’hui, nombre de ces personnes handicapées, faute de structure de soutien appropriée, sont réduites à la mendicité. La réhabilitation de l’Institut national pour les aveugles (INAV) et la construction d’une école pour sourds ont été abordées à Kinshasa, en République démocratique du Kongo, lors d’une audience entre la ministre déléguée chargée des personnes vivant avec un handicap et des autres personnes vulnérables (PVH-APV) et l’ambassadeur de Corée du Sud.
Marie-Antoinette était d’origine Ngbandi et est née à Banzyville (aujourd’hui Mobayi-Mbongo) dans la province de l’Équateur vers 1941, à une époque où le Congo était encore sous domination coloniale belge. Elle a rencontré et épousé Joseph-Désiré Mobutu, également Ngbandi, alors sous-officier dans la Force publique, en 1955, à l’âge de 14 ans. La même année, elle a donné naissance à leur premier fils, Jean-Paul « Nyiwa ». Elle a fréquenté des écoles de mission catholique et a soutenu l’Église catholique malgré les relations tendues que son mari a entretenues par la suite avec le clergé catholique.


