KONGOLISOLO
Devoir de Mémoire : Un regard sur celles et ceux qui sont conditionnés, endoctrinés, manipulés, aliénés et soumis au système esclavagiste et néocolonial, devenant de simples serviteurs d’un système qui a fait de l’esclavage et du néocolonialisme son credo. Les peuples Noirs/Africains sont tout simplement malheureux car ils sont esclaves de ce système ignoble, oppressif et prédateur; (Au lieu d’affirmer leur humanité à travers leurs cultures et de revendiquer leur place au sein de la grande famille humaine, ils copient les modes de consommation des élites ou des classes moyennes occidentales); « Combien de fois avons-nous entendu dire que nous sommes Afro-Européens, que nous sommes aussi Occidentaux, que nous n’avons absolument rien à nous dire, que, qu’on soit Européen ou Occidental, cela ne change rien; l’essentiel est d’être intégrés et validés par les autres »
Devoir de Mémoire : Comment consommons-nous nos ancêtres ? Selon la philosophie animiste, consciemment ou inconsciemment, chaque personne consomme inévitablement les ancêtres des quatre éléments qui constituent l’existence humaine (la terre, l’eau, le feu et l’air). De plus, votre esprit émane de la nature, et c’est ainsi : vos os ont été formés de la terre; votre sang a été formé de l’eau; votre âme a été formée du soleil; votre souffle de vie vient de l’air; votre esprit est une émanation de la nature, et lorsque vous mourez, vos os retournent à la terre; votre sang rejoint l’eau; votre souffle de vie rejoint l’air; votre âme rejoint le soleil; votre esprit rejoint le Grand Esprit de la Nature, et votre esprit demeure à jamais dans la nature et parmi votre peuple, attendant d’être invoqué. « Chaque fois que nous mangeons, buvons, respirons ou absorbons de la lumière, nous consommons une partie de nos ancêtres »
Devoir de Mémoire – Le secret du sésame qui s’ouvre, selon la sagesse Yoruba et Gbe : Ce que nous sommes et ce que nous possédons est le reflet de notre esprit; le spirituel conditionne le matériel. Autrement dit, notre état extérieur est intimement lié à notre état intérieur. Ce que nous faisons et ce que nous sommes doivent être la source de notre bien-être, comme nous le dit Platon; (les yeux de l’esprit ne commencent à s’aiguiser que lorsque ceux du corps commencent à décliner; chez les Yoruba, pour être sage, il faut respirer la sagesse. Le sens que nous donnons aux choses modifie notre expérience); « Au Nigéria, les Yoruba disent O’gbon pour parler de sagesse, tandis qu’à Gbe, le même mot, O’gbon, est utilisé pour parler de respiration, et l’élément essentiel en question est ici l’air pur. Mais s’agit-il de l’air que nous respirons dans ce monde physique ? Non, pas de là; au contraire, ce sont les véhicules subtils et délicats de l’Homme ou de l’être humain; ce sont l’étincelle spirituelle ou le divin en nous »

Histoire

Julius Soubise (1754-1798), est né esclave à Saint-Christophe (Saint-Kitts) en 1754; il fut acheté à l’âge de 10 ans en envoyé chez la duchesse de Queensbury, une sexagénaire excentrique et humaniste « La duchesse le mit en pension chez le maître d’armes Domenico Angelo; outre une formation d’escrime très poussée, Soubise reçu également des cours de violon, d’équitation et de comédie »

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L’indemnité imposée par la France à Haïti en 1825, sous le ministère Villèle, un Toulousain ultra-réactionnaire qui était aussi le gendre d’un riche esclavagiste réunionnais : Madame Desbayssans, la France exigea d’Haïti, sous la menace d’un escadron de 14 navires de guerre destinés à une reconquête armée avec la restauration de l’esclavage, une fabuleuse « Indemnité », de 150 millions de francs-or

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Toussaint Louverture est né esclave (1743-1803) sur l’habitation Bréda au Haut du Cap français dans la partie française de Saint-Domingue (aujourd’hui République d’Haïti) : dans ce domaine, propriété du comte de Noé, Toussaint occupe des fonctions de confiance – cocher et palefrenier – et bénéficie de la protection de l’homme qui gère la plantation en l’absence du propriétaire « Bayon de Libertat »

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