Le dur labeur suscite la cordialité chez le maître esclavagiste; un simple regard échangé entre l’esclave et son maître suffisait à déconcerter ce dernier. Visiblement, ce regard répugne le maître. Il semblerait que l’esclave, à force de labeur et de sueur, touche une corde sensible dans le cœur de son maître. Comme dans un miroir, l’esclavage se reflétait sur le visage de l’esclave. « La considération se transforme en soumission totale lorsqu’elle devient obligatoire et exagérée. (Cela se produit également lorsque nous agissons uniquement dans le but d’obtenir un gain matériel) ».
Saviez-vous quelle était la différence entre le Nègre de maison et le Nègre des champs ??
- Le Nègre de maison pouvait se permettre presque tout, car il vivait mieux que le Nègre des Champs. Il mangeait mieux, s’habillait mieux et vivait dans une meilleure maison. Il vivait juste à côté de son maître, dans le grenier ou la cave. Il mangeait la même nourriture que son maître et portait les mêmes vêtements. Et il parlait avec une aussi bonne élocution que son maître. Et il aimait son maître plus que lui-même. « C’est pourquoi il ne voulait pas qu’il lui arrive du mal. Si le maître tombait malade, il disait : « Qu’est-ce qui ne va pas, patron ?? Sommes-nous malades ?? » Quand la maison du maître prenait feu, il essayait d’éteindre le feu. Il ne voulait pas que la maison de son maître brûle. Il ne voulait jamais que la maison de son maître soit menacée. Et il la défendait plus que le maître lui-même. C’était le Nègre de maison ».
- Mais les Nègres des champs, qui vivaient dans des huttes et n’avait rien à perdre, portait les vêtements les plus misérables et mangeait la pire nourriture. Il vivait en enfer et subissait le coups de fouet. Il haïssait son maître. Oui, bien sûr, il le haïssait. Si le maître tombait malade, il priait pour qu’il meure. Si la maison du maître prenait feu, il priait pour qu’un vent fort attise les feus/flammes.

Même aujourd’hui, il existe encore des Nègres de Maison et des Nègres des Champs. Alors, demandez-vous : quel genre de Nègre êtes-vous ?? Et pourquoi les dirigeants Noirs/Africains doivent-ils toujours s’incliner ou se courber devant leurs homologues ou interlocuteurs Blancs/Occidentaux ?? Pire encore, on voit même un dirigeant Noir/Africain afficher un complexe d’infériorité face à un ministre ou un simple envoyé spécial Blanc. Face à l’homme Blanc, de nombreux Noirs/Africains, même de hauts fonctionnaires, sont réduits au statut de serviteurs ! Une triste réalité. Il est clair que lorsque les dirigeants Noirs/Africains se rendent en Occident pour solliciter/mendier une prétendue aide, ils sont contraints de se soumettre pour plaire à leurs maîtres Blancs/Occidentaux.
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, il n’est pas trop tard pour changer de paradigme. Aimé Césaire, cet écrivain émérite du mouvement littéraire de la Négritude, n’avait-il pas raison ?? « Je parle de millions d’hommes à qui l’on a savamment inculqué la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir et la servilité. (Discours d’Aimé Césaire sur le colonialisme) » .

