Un jour, alors qu’elle allaitait un chiot, elle dit : « Sa langue me chatouille et je sens ses dents me griffer ». Mais était-ce par amour excessif pour les chiens ou par bestialité ? Quoi qu’il en soit, la tendance en Occident est à l’humanisation des animaux et à l’animalisation des humains. C’est ainsi que les choses se passent là-bas.

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, le saviez-vous ? Chez les Awa Guja du Brésil, on perçoit l’unité de la vie en toute chose. Ils croient que ce qui blesse les humains blesse aussi les animaux, car ces derniers possèdent la capacité de désirer et ressentent toutes les sensations, tout comme nous. C’est pourquoi ils prennent soin des animaux et soulagent leurs souffrances. Lorsque ces peuples autochtones de la forêt amazonienne constatent qu’une femelle d’une espèce animale a été tuée, laissant des orphelins, ou lorsqu’ils découvrent qu’un bébé a disparu sans sa mère (mangée ou poursuivie par un prédateur), ces petits orphelins sont recueillis et élevés par la tribu.
Ces bébés vivent et grandissent avec eux comme leurs propres enfants, devenant partie intégrante de la famille. Les mères humaines prennent soin des jeunes animaux au même titre que de leurs propres enfants. Elles leur prodiguent les meilleurs soins possibles, et ces petits animaux grandissent en faisant confiance à la compagnie des humains. « Imaginez si cela se produisait en Afrique : on s’empresserait de qualifier une telle pratique de sorcellerie … Vrai ou Faux ?? Ce qui est considéré comme de la sorcellerie en Afrique ne l’est pas forcément ailleurs. Les Noirs/Africains ont été tellement marginalisés qu’ils voient de la sorcellerie partout en Afrique. Toutes les pratiques ancestrales, coutumières et culturelles sont ouvertement tournées en ridicule; on les compare de façon absurde à la sorcellerie ».
Nos ancêtres Noirs/Africains vouaient un profond respect à la nature. Ils la vénéraient, conscients que leur existence et leur bien-être dépendaient du respect de ses lois. L’équilibre et l’harmonie avec la nature étaient scrupuleusement observés, afin que les ressources naturelles soient gérées et exploitées de manière rationnelle, à l’opposé de l’exploitation effrénée que nous connaissons aujourd’hui. « Chers Noirs/Africains, nous devons renouer avec la nature si nous voulons survivre sur cette Terre déjà ravagée ». Le progrès scientifique et technologique ne doit pas nous éloigner de l’intuition qui nous permet de comprendre le langage de la nature. C’est à l’école de la nature que nous apprenons à vivre en harmonie avec ses lois. Alors, suivons les traces de nos ancêtres Noirs/Africains, et nous n’aurons aucun regret.

