Ce discours, soutenu par le président John F. Kennedy dans la lutte contre la ségrégation raciale, a incité le président Lyndon B. Johnson à faire pression sans relâche sur les membres du Congrès. Cela a conduit à l’adoption de diverses lois fédérales, telles que le Civil Rights Act de 1964, le Voting Rights Act de 1965 et le Civil Rights Act de 1968. En bref, jusqu’à son assassinat en 1968, Martin Luther King Jr. a fait preuve d’un courage exceptionnel. Figure de proue et orateur hors pair, Luther King Jr. a défendu avec acharnement une population opprimée, allant jusqu’au sacrifice suprême. C’est pourquoi il a, lui aussi, pu changer le cours de l’histoire.
Le 28 août 1963 a eu lieu la Marche sur Washington, organisée par le Mouvement des droits civiques. KL aborde également cet événement historique, ainsi que les conditions de sa conception et de son déroulement : « Au début des années 1960, le Mouvement des droits civiques, initié par la création d’organisations telles que la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) au début du XXe siècle, a connu une expansion rapide de ses activités ».
En effet, la figure de proue du mouvement non-violent, Martin Luther King Jr., atteignit alors le sommet de son influence. Le boycott des bus à Montgomery, en Alabama – suite au refus de la militante Rosa Parks de céder sa place à un homme Blanc dans un bus – rendit l’action non-violente et la lutte pacifique des Afro-Américains visibles à toute l’Amérique et, a fortiori, au monde entier, mais c’est la Marche sur Washington du 28 août 1963 qui inscrivit durablement les actions du mouvement des droits civiques dans l’histoire et dans la conscience collective Américaine.
Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement progressiste et visait à obtenir satisfaction dans les deux domaines les plus préoccupants pour la population Afro-Américaine : les droits civiques et l’emploi. Après l’échec de la réunion de conciliation entre l’écrivain James Baldwin et Robert Kennedy, alors à la tête du département de la Justice des États-Unis, la situation entre les Américains Blancs et Noirs est devenue de plus en plus tendue et s’est rapidement détériorée. Les Afro-Américains, désireux d’obtenir leurs droits civiques et économiques, perdaient patience. C’est ainsi que le 28 août 1963, les six représentants des principales organisations de défense des droits civiques se sont réunis et ont mené ce qui allait devenir l’apogée des manifestations du mouvement des droits civiques.
Ces six représentants étaient affiliés à cinq associations : le CORE (Congress of Racial Equality), le SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee), la SCLC (Southern Christian Leadership Conference) dirigée par Martin Luther King Jr., la NAACP et l’Urban League. Il y a exactement 51 ans, plus de 2 000 bus, 21 trains, une douzaine d’avions et d’innombrables voitures ont transporté entre 200 000 et 300 000 personnes jusqu’au lieu de la manifestation : le Lincoln Memorial, d’où Martin Luther King Jr. a prononcé son célèbre discours « I Have a Dream ».
Aujourd’hui, 58 ans après cet événement et le rêve exprimé par le leader du mouvement des droits civiques, quelle est la situation des Afro-Américains ? De nombreux observateurs s’accordent à dire que ce rêve est malheureusement resté inachevé, laissant place à l’amertume d’une partie de la population Afro-Américaine face à des inégalités et des injustices persistantes et flagrantes.



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