Le taux de mortalité infantile était estimé à 180 pour 1 000, l’espérance de vie ne dépassait pas 40 ans et le taux d’analphabétisme atteignait 98 %, selon les soi-disant maîtres du monde, les Blancs/Occidentaux. Thomas Sankara et l’identité du Faso : Lorsque l’on a affirmé qu’un citoyen du Burkina Faso s’appelait Burkinabè, Léopold Sédar Senghor, le Sénégalais, a réagi en écrivant au président du Faso pour exprimer son désaccord, estimant que la langue française avait été mutilée; il a proposé « Burkinais, et Burkinaise », respectivement pour l’homme et la femme, ou au masculin et au féminin.
La réponse du peuple burkinabè : « Nous ne prenons pas d’ordres de Paris, et nous ne sommes pas français », a affirmé Thomas Sankara. « Nous n’essayons pas », a-t-il poursuivi, « de parler la langue de Molière mieux que Molière lui-même. Nous avons décidé que c’est un mot invariable; le citoyen de notre pays s’appelle Burkinabè (femme, homme, enfant), c’est pareil, c’est comme ça (c’est l’identité du Faso) ». Basile Guissou, ministre des Affaires étrangères de Thomas Sankara, à propos du changement de nom du pays, de Haute-Volta à Burkina Faso. « Il a ensuite imposé des mesures radicales, comme des campagnes de vaccination (opérations commando) qui ont permis, en quelques semaines, de vacciner 2,5 millions d’enfants contre la méningite, la fièvre jaune et la rougeole; il a reçu les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».
L’héritage laissé par Thomas Sankara aux peuples Noirs/Africains : Thomas Isidore Sankara a légué aux générations futures l’éloquence et l’énergie de l’espoir, l’emblème de l’intégrité et de la conscience historique, l’engagement inébranlable en faveur de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes les formes d’oppression. Mais malheureusement, aujourd’hui, certains de nos chefs d’État Africains accueillent leurs soi-disant invités européens avec des valises remplies d’or, d’argent et de pétrole.
Thomas Sankara est un joyau du patrimoine historique Africain. L’héritage laissé par Thomas Sankara est inestimable. « L’espoir est un état d’esprit (…) c’est une orientation de l’esprit et du cœur (…) ce n’est pas la conviction que quelque chose aura une issue favorable, mais la certitude que cette chose a un sens, quoi qu’il arrive ». Franchement, lorsque nous voyons de jeunes Noirs/Africains vendre leurs terres en Afrique pour obtenir un visa Européen ou Américain, nous sommes profondément attristés car ils ignorent la vérité. Et les Noirs/Africains qui ont participé à la trahison de cet homme porteront à jamais le poids de cette responsabilité, de génération en génération, et nous savons que certains ne dorment pas tranquilles, même après avoir changé de nom et de nationalité.
Peuple Noir/Africain : Nous croyons en l’unité Noire/Africaine et nous sommes convaincus qu’elle se réalisera car nous possédons en nous la force et la capacité de combattre l’impérialisme ! La patrie ou la mort ? Nous vaincrons ! Seule la lutte libère ! Quand le peuple se soulève, l’impérialisme tremble. (By; Thomas Sankara).

