KONGOLISOLO
Devoir de Mémoire – Il était une fois l’authenticité les présidents Tombalbaye, Mobutu et Bokassa annonçaient le recours à l’authenticité, une série de mesures pour se détacher de tout ce qui pouvait rappeler l’Occident et sa domination : L’authenticité au Tchad est une campagne linguistique et sociale similaire de la Zaïrianisation, et initiée par François Tombalbaye dès sa réélection en juin 1969, (les prénoms Blancs/Occidentaux sont remplacés par des prénoms Noirs/Africains ou Tchadiens, Tombalbaye lui-même passant de François à Ngarta, Fort-Lamy et Fort-Archambault devenant respectivement N’Djamena et Sarh); « Abacost est promulgué; des mesures similaires ont été prises au Tchad à travers Tchaditude » … (VIDÉO)
Devoir de Mémoire – Lieutenant-Colonel Kokolo : Victime de la traque de Lumumba, le lieutenant-colonel Justin Kokolo est né en mai 1913 dans la province du Bas-Kongo, dans un village non loin de l’embouchure du fleuve Kongo. Son père, David Longo, était pasteur. (À l’âge de 23 ans, en 1936, le jeune Justin Kokolo s’engagea dans l’armée et devint soldat, un bon soldat, un véritable guerrier, selon certains témoignages de ses camarades); « Il était parmi les meilleurs de sa promotion et remportait régulièrement des prix dans différentes compétitions ; ses supérieurs avaient une grande confiance en lui; en 1960, l’adjudant Justin Kokolo devint lieutenant-colonel, le deuxième grade le plus élevé de toute l’armée nationale et, de surcroît, commandant du Camp Léopold II, aujourd’hui Camp Kokolo (le camp qui porte son nom) »
Devoir de Mémoire : Ce que les séparatistes Katangais ignorent, c’est que le 30 juin 1960, le Kongo belge, devenu la République démocratique du Kongo, accédait à l’indépendance. Mais à peine onze jours plus tard, le 11 juillet 1960, la riche province du Katanga proclamait elle aussi son indépendance sous la direction de Moïse Tshombe, avec le soutien de la Belgique, qui reconnut immédiatement la nouvelle République du Katanga; « Son gouvernement vainquit la rébellion de Chrystophe Gbenye, Nicolas Olenga et Gaston Soumialot, et organisa des élections générales qui permirent la mise en place d’institutions politiques nationales et provinciales, en prévision de l’élection présidentielle prévue début 1965 »

Bafouement des droits de l’Homme

Devoir de Mémoire – Je ne suis pas un étranger en Afrique, est le résumé d’un discours magistral prononcé par Malcolm X à l’Université du Ghana le 13 mai 1964, dont est extrait le passage suivant : Je ne me sens pas comme un visiteur au Ghana ni dans aucune autre partie de l’Afrique; je me sens chez moi.(J’ai été absent pendant quatre cents ans, mais pas de mon plein gré); « Notre peuple n’est pas allé en Amérique sur le Queen Mary, nous n’y sommes pas allés avec la Pan American, et nous n’y sommes pas allés avec le Mayflower; Nous sommes allés sur des navires négriers, nous sommes allés enchaînés; Nous n’étions pas des immigrants en Amérique, nous étions de la marchandise pour un système conçu pour faire du profit, c’est de cette catégorie ou de ce niveau dont je parle »

Kongo Lisolo

Devoir de Mémoire – Malcolm X à Ibadan, au Nigeria : Malcolm X est l’une des figures les plus importantes de la cause Afro-Américaine. Prédicateur et porte-parole de la Nation de l’Islam (NOI) pendant une dizaine d’années, il fut accusé de prêcher la haine (en 1963, il rompit avec la NOI et son idéologie séparatiste); « Son pèlerinage à La Mecque l’année suivante contribua à faire de lui une icône mondiale, mais il façonna également cette image lors de son voyage (en moins d’un mois, il se rendit en Égypte, en Arabie saoudite, au Liban, au Nigeria, au Ghana, au Sénégal et en Algérie et rencontra une multitude de militants, d’intellectuels et de chefs d’État) »

Admi1

Devoir de Mémoire – Martin Luther King à Accra : Face à l’esclavage et au racisme, une première génération de personnes Noires/Africaines libres a développé des stratégies de survie et de résistance, adoptées et perfectionnées par les générations suivantes; (Le retour en Afrique, la lutte pour l’égalité, le séparatisme, différentes options politiques ont coexisté au sein des milieux militants afro-américains après la Seconde Guerre mondiale; durant cette période, les principaux mouvements Afro-Américains se sont éloignés des questions Noires/Africaines, au sens continental du terme, pour se recentrer sur les questions nationales); « La NAACP et le Congrès pour l’égalité raciale (CORE), créé à Chicago en 1942 par une cinquantaine d’étudiants, majoritairement blancs, prônaient une (seconde reconstruction), en référence à la reconstruction qui a suivi la guerre de Sécession américaine »

Kongo Lisolo

Devoir de Mémoire – Angela Davis, arrière-petite-fille d’esclaves, est née en 1944 à Birmingham, en Alabama. Après avoir fréquenté le lycée à New York à la fin des années 1950, elle a lu Marx et s’est engagée dans le mouvement des droits civiques : Étudiante à l’université Brandeis dans le Massachusetts, elle a appris le français et s’est spécialisée en philosophie (en 1963, après un court séjour en France, elle est partie étudier la philosophie à Francfort avant de revenir soutenir sa thèse à l’université de San Diego, en Californie, sous la direction du philosophe allemand Herbert Marcuse, qui proposait une interprétation marxiste de Freud et était considéré, à l’époque, comme le théoricien de la libération sexuelle); « Féministe, elle a embrassé la voie marxiste, ce qui la distinguait des militants Afro-Américains de cette époque, qui considéraient le marxisme comme une affaire de personnes d’origine Européenne » … (VIDÉO)

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Devoir de Mémoire – Les Afro-Américains se réapproprient leur histoire aux États-Unis; dans les années qui ont suivi l’adoption des lois sur les droits civiques, des villes de taille moyenne comme Springfield, Gary et Cleveland, puis de grandes villes comme Washington D.C., Atlanta, La Nouvelle-Orléans et Detroit, ont élu des maires Afro-Américains : En mettant en avant des personnalités individuelles et en démantelant le système de solidarité sociale des mouvements radicaux, les autorités ont sapé la stratégie du Black Power, qui visait à redonner confiance et autonomie aux communautés Afro-Américaines en leur permettant de contrôler leurs propres institutions; (malgré la répression, certains militants ont décidé de poursuivre la lutte pour la culture et l’éducation); « En 1957, l’African Studies Association (ASA) a été créée aux États-Unis, avec l’approbation des autorités américaines qui avaient besoin de recherches pour mieux comprendre ce continent en pleine décolonisation »

Kongo Lisolo

Devoir de Mémoire – Les Black Panthers secouent l’Amérique : Huit jours après son discours à Detroit, Malcolm X est assassiné par un commando qui serait issu de la Nation de l’Islam; ce meurtre bouleverse la communauté Afro-Américaine : En juin 1966, Stokely Carmichael, initialement proche de Martin Luther King Jr. et militant au sein du SNCC, lance le mouvement Black Power, qui remet en question (comme l’avait fait Malcolm X dans les années précédant sa mort la stratégie de non-violence et de résistance passive); « Le moment est venu de défendre vos droits ! (Défendez vos droits) plutôt que de rester passifs (Levez-vous, ne restez pas assis) pour déstabiliser l’adversaire plutôt que de le faire danser (Agissez, ne vous contentez pas de chanter) »

Kongo Lisolo