Oui ! C’est vrai, la personne Noire/Africaine est une personne malade qui a besoin d’être soignée. Nous ne craignons personne, pas même la mort, mais nous craignons l’aliénation et l’aversion des Noirs/Africains. Depuis que le philosophe allemand Hegel a déclaré que nous n’avons pas de concept de Dieu, les Blancs/Occidentaux ont décrété que nous n’avons pas de religion. C’est ce paradigme que nous appelons le paradigme de l’ignorance et de l’arrogance qui persiste. « Chers frères et sœurs Noirs/Africains, nous croyons que nous participons nous-mêmes à la destruction de notre propre identité. Les Blancs/Occidentaux ne nous obligent pas à fréquenter leurs églises, à porter leurs noms, ni à nous agenouiller devant leur Jésus Blanc aux yeux bleus et aux cheveux blonds. Nous avons tellement intériorisé ce discours intérieur négatif que nous le faisons en pensant que c’est ce qu’il y a de mieux pour nous ».
– Nous implorons le retour du bon sens et de la conscience de soi chez les Noirs/Africains, seul moyen pour nous, Noirs/Africains, de nous libérer véritablement. Ceci s’applique également aux religions qui tourmentent actuellement le continent Mère. (By; Ama Mazama).
– La religion n’est qu’une interprétation, une sorte de copie, de la culture Noire/Africaine : elle est simplement une interprétation culturelle du monde spirituel, une tentative de décrypter le surnaturel; elle est propre à chaque culture. (By; Ufulu Bomani).
– Celui qui cherche à exterminer un peuple détruira son âme, profanera ses croyances et ses religions, et reniera sa culture et son histoire. (By; Jean-Marie Adiaffi, « Critique littéraire ivoirien »).
– La religion est l’organisation de la spiritualité en une arme devenue le principal instrument des conquérants et des colonisateurs. Presque toutes les religions ont été apportées à l’humanité et imposées à celle-ci par les conquérants, dans le seul but de contrôler les esprits. (By; John Henrik Clarke).
– Celui qui détient l’histoire d’un peuple détient son âme; mais celui qui détient la spiritualité d’un peuple le condamne à vivre sous le joug d’une servitude éternelle. (By; Cheikh Anta Diop, « Extrait du discours d’Atlanta – 1985 »).
– Pour réduire les Noirs/Africains à des êtres dépourvus de personnalité propre, l’Église coloniale a qualifié la culture Noire/Africaine de diabolique, afin de les inciter à renier leurs ancêtres et leur culture. Ainsi, une même vérité est qualifiée de divine ou de diabolique selon qu’elle est découverte par un Blanc ou un Noir. (By; Ne Muanda Nsemi, « Les Saboteurs », 1988).
– Tous les peuples qui tournent le dos à leurs traditions ancestrales pour embrasser d’autres traditions, étrangères à leur univers culturel, suffoquent comme un individu dans un logement exigu. Incapables de penser, de parler et d’agir, ils s’attirent le mépris des autres peuples qui, à juste titre, les considèrent comme un fardeau pour l’humanité. (By; Doumbi-Fakoly).
– Quand les Blancs/Occidentaux sont arrivés en Afrique, nous avions la terre et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : quand nous les avons ouverts, les Blancs/Occidentaux avaient la terre et nous avions la Bible. (By; Jomo Kenyatta, « Premier président du Kenya »).
– Tous les peuples profondément attachés à leurs traditions ancestrales sont respectés par leurs pairs. Car ils n’ont besoin d’aucun étranger pour les guider, tant sur le plan spirituel que matériel. Forts d’une confiance en soi inébranlable et héritiers de l’expérience réussie de leurs ancêtres, ils façonnent leur vie dans le monde et dans le temps selon leur propre volonté. (By; Doumbi-Fakoly).
– Lorsqu’une personne n’est pas en harmonie avec son être intérieur, et que ce dernier n’est pas clairement défini, elle est vulnérable. À ce stade, du point de vue de son identité, elle est capable de s’identifier à tout ce qui se produit, y compris à tout ce qui est toxique ou aliénant. C’est la perte de sa culture, la perte de son identité, pour imiter autre chose et s’installer définitivement dans ce « Autre chose ». C’est l’aliénation. (By; le Dr Alassane Cherif, psychanalyste).
– Ainsi, l’impérialisme, à l’instar du chasseur préhistorique, tue d’abord l’individu spirituellement et culturellement avant de chercher à l’éliminer physiquement. Le déni de l’histoire et des réalisations intellectuelles des peuples Noirs/Africains constitue le meurtre culturel et mental qui a déjà précédé et préparé le terrain pour des génocides ici et là dans le monde. (By;Cheikh Anta Diop, « Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981, p. 10 »).
– Les colonisés parviennent également, par la religion, à ignorer le colonisateur. Par le fatalisme, toute initiative est soustraite à l’oppresseur, la cause des maux, de la misère et du destin étant attribuée à Dieu. L’individu accepte ainsi la dissolution décrétée par Dieu, se prosterne devant le colonisateur et devant le destin, et, par une sorte de rééquilibrage intérieur, atteint une sérénité de pierre. Pendant ce temps, la vie continue, et c’est à travers les mythes terrifiants, si prolifiques dans les sociétés sous-développées, que le colonisé trouvera des freins à son agression. (By; Frantz Fanon, « Psychiatre, philosophe, écrivain panafricaniste martiniquais 1925-1961 »).
– Si vous demandez à un âne de dessiner Dieu, il dessinera un âne. Si vous demandez à un Arabe de dessiner Dieu, il dessinera un Arabe. Si vous demandez à un Chinois de dessiner Dieu, il dessinera un Chinois. Si vous demandez à un Blanc de dessiner Dieu, il dessinera un Blanc. Mais, si demandez à un Noir/Africain de dessiner Dieu, il vous dessinera un Blanc, un Arabe et parfois même un âne. (By; Bwemba Bong, chercheur panafricaniste Kamerounais).
– L’effet le plus mutilant de l’islam, comme du christianisme pour nous, est l’adoption de coutumes et de comportements non Africains, dont certains contredisent directement nos valeurs traditionnelles. (By; Molefi Kete Asante, « Afrocentricité », p. 17).
– Notre postulat est simple : sans une réévaluation de notre religion et de notre spiritualité, nous ne pourrons jamais renaître à nous-mêmes et assumer pleinement notre place dans le monde en tant que Noirs/Africains. (By; Ama Mazama, « Extrait de Religion et Renaissance Africaine, p. 14 »).
– On ne peut troquer deux millions d’années de culture Noire/Africaine et l’échanger contre 1.500 années d’Islam ou 2.000 ans de christianisme. Qui, en toute conscience, serait assez fou pour échanger deux millions de dollars contre deux mille dollars ? (By; Dr Umar Johnson).
Qui a ensorcelé le peuple Noir/Africain ?? Le désastre Noir/Africain a un nom : L’Aliénation culturelle et spirituelle. Ce fléau est à la racine de tous les maux qui gangrènent la société Noire/Africaine. Peuple Noir/Africain, nous ne le répéterons jamais assez : vivre du travail des autres, c’est reconnaître leur supériorité et sa propre infériorité. Pour ceux qui ne sont pas Kamerounais, « Wandayance » signifie simplement étonnement, et « Wanda » est le verbe dérivé de « Wandayance ». Le Dieu chrétien nous a toujours Wanda par son absence de logique !


