Cet emprisonnement marqua un tournant dans sa perception des Français, et il s’impliqua activement dans la lutte pour l’indépendance du Togo à la fin de la guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, Olympio s’engagea activement dans la lutte nationale et internationale pour l’indépendance du Togo. Le Togo n’étant pas une colonie française à proprement parler, mais un territoire sous tutelle, d’abord sous l’égide de la Société des Nations, puis des Nations Unies, Olympio présenta une série de pétitions au Conseil de tutelle des Nations Unies en faveur de l’indépendance.
En 1920, Sylvanus Olympio quitte l’Afrique pour poursuivre ses études à Londres, où il obtient le London Matriculation (l’équivalent du baccalauréat français), puis une licence en économie politique en 1926 à la London School of Economics. Il poursuit ensuite des études supérieures en droit international à Dijon (France) et à Vienne (Autriche). En 1927, à la fin de ses études, Sylvanus Olympio est embauché par la société Lever Brothers à Londres.
En 1928, il retourne en Afrique où il est d’abord nommé assistant de l’agent général de la société Unilever à Lagos, au Nigeria, puis transféré à Ho, au Ghana, comme directeur de la succursale locale. En 1932, Sylvanus Olympio est muté au Togo, où il est nommé agent général de la United Africa Company (UAC). Il est assassiné lors du coup d’État de 1963 revendiqué par Gnassingbé Eyadema. À ce jour, la famille Eyadema est toujours au pouvoir au Togo.


