Sans tempérament dans le débat sur l’identité fantasmée sur fond d’altérité et de métissage, en Chine et au Japon, il ne fait aucun doute que ces deux peuples ont des gènes Noirs/Africains. Selon une communication du ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, en 2017, un enfant sur 49 est né au Japon d’un couple dont l’un des parents n’est pas japonais.
Cela s’explique en partie par l’augmentation de la mobilité transnationale et l’augmentation des mariages internationaux dans l’archipel, qui atteignent désormais environ 5% de l’ensemble de ces unions, soit environ 30 000 par an. (Compte tenu des besoins économiques et d’un déclin démographique très inquiétant alors que la population japonaise reste la plus âgée, si ce n’est la plus âgée, du monde).
Le Japon a mis en place une politique migratoire depuis 2019, conformément au vote d’une loi favorisant la main d’œuvre étrangère. Cela confirme les transformations socioculturelles du pays. À l’heure où le monde bouillonne de débats sur le dialogue et la rencontre des cultures, la Chine n’est pas à l’abri des métissages puisque l’émigration chinoise a constitué l’un des mouvements de population les plus importants de l’histoire contemporaine.
Cela n’exclut pas les unions des Chinois avec d’autres races, y compris la race Noire du monde entier. Ces quelques indices en Chine et au Japon permettent de conclure que l’avenir de l’humanité reste dans la construction du métissage, dont le dialogue et la rencontre seront la clé de voûte.