Le texte décrit ci-dessous est issu des travaux menés à partir des années 1970 par Wa Kamissoko et Yusuf Tata Cissé et a été inscrit en 2009 par l’UNESCO sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce texte est l’une des plus anciennes références relatives aux droits fondamentaux. Sa reconnaissance confirmerait sa valeur juridique et sa portée universelle.
La Charte de Kouroukan Fouga (1236, Empire du Mali) : Proclamée en 1236 par l’empereur Soundiata Keïta et ses alliés, la Charte de Kouroukan Fouga est considérée par de nombreux historiens et par l’UNESCO comme l’une des plus anciennes constitutions ou déclarations des droits de l’homme au monde. « Le concept moderne et universel des droits de l’homme (s’appliquant à chaque individu sans distinction de race, de sexe ou de nationalité) a été formellement institutionnalisé au XVIIIe siècle avec les Lumières, la Déclaration d’indépendance des États-Unis (1776) et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) ».
La première charte véritablement mondiale est la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’ONU à Paris en 1948. L’Afrique y a également contribué, même si la majeure partie du continent était alors sous domination coloniale (des pays comme l’Égypte, l’Éthiopie et le Libéria figuraient parmi les États membres fondateurs). En 1981, le continent a adopté sa propre version : la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples.

