La terre rouge, présente dans le symbolisme Égyptien, ou couleur du désert, associée au Dieu Seth, le Dieu stérile, symbolise la violence et le chaos. Le Noir et le Vert de la vallée, associés à Osiris, symbolisent quant à eux la renaissance et la fertilité. Le royaume de Koush ou Kush est le nom que les anciens Égyptiens donnaient au royaume établi au Sud de leur pays durant l’Ancien Empire Égyptien. Ce royaume connut une longévité exceptionnelle et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans la vallée du Nil, dans l’actuel Soudan et en Nubie Égyptienne.
Parmi les figures récentes de la lutte pour l’éradication complète des mythes raciaux largement répandus concernant les origines de la civilisation de la vallée du Nil, peu d’érudits ont eu un impact comparable à celui du chancelier James Williams (1898-1992). Le chancelier Williams a connu un grand succès en tant qu’auteur de la publication de 1971, *La destruction de la civilisation noire – Grands enjeux de la race de 4500 av. J.-C. à 2000 apr. J.-C.*
Intransigeant, extrêmement controversé, d’une portée radicale et d’une influence immense, peu d’ouvrages publiés au cours du dernier demi-siècle sur la présence Noire/Africaine dans l’Antiquité ont autant marqué la conscience des peuples Noirs/Africains dans leur quête de leur identité historique. « Le Dr John Henrik Clarke, ancêtre et contemporain du Dr Williams, et l’un de nos plus éminents chercheurs, a décrit *La Destruction de la civilisation Noire* comme un fondement et une nouvelle approche de l’histoire de notre peuple ».
Dans *La Destruction de la civilisation Noire*, Chancelor Williams a réussi à recentrer l’histoire des Arabes et des Européens en Afrique sur les Noirs/Africains eux-mêmes – une histoire des Noirs/Africains qui soit véritablement une histoire des Noirs/Africains. « La carrière de Chancelor Williams fut riche et variée : professeur d’université, romancier et historien, ses contributions à la reconstruction de la civilisation Noire/Africaine demeurent des monuments et des phares qui reflètent le passé, le présent et l’avenir de l’Afrique ».

