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Devoir de Mémoire – La position de l’Église catholique sur l’esclavage des Noirs/Africains. On dispose de peu d’informations concernant le rôle de l’Église catholique durant l’esclavage des Noirs/Africains : Tout en condamnant l’esclavage en général, l’Église catholique est restée silencieuse de 1444, date des premiers raids portugais, jusqu’en 1839 lorsqu’il s’est agi de condamner formellement l’esclavage des Noirs/Africains. (Certes, il y eut des condamnations isolées de l’esclavage en général. Par exemple, le 13 janvier 1435, le pape Eugène IV condamna formellement l’esclavage dans l’encyclique *Sicut Dudum*. Il y est explicitement fait mention du sort des populations autochtones des îles Canaries, dont l’asservissement par les Portugais fut réprimandé sous peine d’excommunication); « La question des Noirs/Africains ne s’était pas encore posée. Pourtant, moins de vingt ans plus tard le 8 janvier 1454, les Portugais avaient déjà commencé à réduire en esclavage des Noirs/Africains dès 1444 »

Le pape Nicolas V a promulgué la bulle pontificale *Romanus Pontifex* qui sans cautionner ouvertement l’asservissement des Noirs/Africains encourageait l’exploration de l’Afrique ainsi que la soumission des Sarrasins et autres infidèles. En raison de l’obscurantisme religieux, l’Église catholique a conservé une immense puissance tout au long de l’infâme traite négrière transatlantique. Elle a pu exercer son autorité d’une main de fer jusqu’à l’avènement des Lumières, dont l’objectif même était de transcender l’obscurantisme et de faire progresser le savoir humain. Mais quel rôle a-t-elle réellement joué durant l’asservissement des Noirs/Africains ? Quatre siècles d’esclavage, quatre siècles d’indifférence de la part de l’Église catholique : ce silence coupable constituait une caution implicite.

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, savez-vous que la religion est une affaire individuelle une affaire à laquelle d’autres adhèrent par la suite, parfois (ou souvent) par la force ?? Toutes les religions ne découlent pas d’un Contrat social. En effet, à l’origine même de toute religion, vous trouverez un homme qui prétend avoir eu une vision ou qui affirme que Dieu lui a parlé et lui a révélé les préceptes de la foi qu’il a ensuite établie. Le pire, c’est que cet homme pourrait n’être qu’un vagabond sans emploi, reclus dans quelque recoin, tirant vigoureusement sur sa pipe ou sous l’emprise d’un stupéfiant quelconque. C’est dans cet état aggravé par le traumatisme de la faim et d’une existence étouffante qu’il commence à halluciner, prétendant que le Dieu d’Israël, ou peut-être des anges, lui est apparu, lui a parlé ou l’a envoyé en mission. Et avec le temps, cet homme qui prétend avoir reçu une révélation divine de la part de Dieu ou de Ses messagers impose sa vision aux autres. C’est à ce stade que la religion acquiert son caractère collectif, se manifestant sous la forme d’assemblées (Ekklesia, en grec).

Chaque personne priait seule en marchant, guidée par la vision reçue de son Dieu. Si la religion était une question de choix individuel, il n’y aurait ni synagogues, ni églises, ni mosquées, ni temples. Car les synagogues, les églises, les mosquées et les temples ne sont pas des entités individuelles; ils sont collectifs. Il n’y aurait pas non plus de messes ou de prières collectives/communautaires. Si la religion était un choix individuel, personne ne chercherait à évangéliser qui que ce soit. Chacun se contenterait de vivre selon ses propres choix sans chercher à convertir les autres à son système de croyances particulier. C’est trop beau pour être vrai. De plus, si la religion était un choix individuel, il n’y aurait ni Bible ni Coran écrits que quiconque pourrait lire, à l’exception des personnes qui les ont écrits. De plus, les gens n’auraient même pas consulté entre eux en mettant en commun leur intelligence collective pour composer de tels textes.

Lorsque la religion devient une affaire collective et un enjeu politique : la liberté est un état d’esprit que nul ne peut vous conférer. « Connais-toi toi-même », « Possède-toi toi-même », « Sois toi-même », « Sois libre ». La possession commence dans l’esprit, tout comme la pauvreté est mentale. Nous demander d’abandonner notre culture spirituelle revient à demander à un fœtus, encore dans le ventre maternel, de couper le cordon ombilical qui le relie à sa mère. Nous ne sommes ni des enfants illégitimes, ni des vagabonds spirituels. Nous sommes les dépositaires d’un héritage culturel et spirituel d’une richesse inouïe.

Nous avons des racines que nous n’abandonnerons jamais. Nous avons des ancêtres, et nous devons entretenir avec eux un contact quotidien. Nous percevons le Créateur Suprême à travers notre propre prisme; et si cela vous heurte, c’est que vous n’avez pas encore réalisé qu’aucun salut véritable ne saurait émaner de vous ni de vos religions importées, qui nous piétinent, à commencer par nos ancêtres.

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