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La beauté Kongolaise : un hommage à Abeti Masikini : Abeti Masiki , grande star de la chanson (musique) féminine Kongolaise, mérite nos hommages là au firmament de sa gloire; de l’autre côté du voile, où elle se trouve, elle en sera toute fière; « Née Elisabeth Finant, Abeti Masikini est née le 9 novembre 1954, à Stanleyville, aujourd’hui Kisangani, en République Démocratique du Kongo » … (VIDÉO)

Abeti, débute sa carrière musicale en 1971, après avoir remporté la première place du concours (découvertes de jeunes talents) organisé par l’artiste-musicien à la voix grave, feu Gérard Madiata. Et lors de son séjour à Kinshasa, le célèbre manager Gérard Akueson le découvrira, à travers sa présentation faite par Kayumbi Béa, Lukunku Sampu et Kiamuangana Mateta (Verckys). Ils se rendent tous les deux au Togo où elle enregistre ses 45 premiers tours (Mutoto Wangu et Safari ), avec ses musiciens mauriciens. Après cet enregistrement, c’est un énorme succès.

Elle parcourt l’Afrique de l’Ouest en proposant notamment des spectacles époustouflants. Ghana, Burkina Faso, Guinée, Sénégal, Niger, Côte d’Ivoire, le Bénin lui accorderont leur hospitalité. Et au Nigeria, Abeti Masikini aura le privilège de rencontrer Fela, le roi de l’afro-beat et enregistrera dans le même studio que lui. Le 19 février 1973, elle fait un passage réussi à l’Olympia de Paris. Par la suite, Abeti Masikini rencontre de nombreuses stars de la chanson française, parmi lesquelles, Mireille Mathieu, Hugues Auffray, côtoient les plus grands du monde tels que Mohamed Ali, James Brown, Myriam Makeba, le « Roi » du football Pelé, Bruno Coquatrix; Etc.

Le célèbre couturier Pierre Cardin parraine son premier album. (Pierre Cardin présente Abeti), après son passage à Olympie. Abeti Masikini a également dû se produire aux États-Unis, en Chine, au Zénith de Paris et ailleurs où elle a laissé une forte impression. Sa discographie riche et variée continue de ravir ses nombreux admirateurs qui ne peuvent l’oublier. Un ouvrage intitulé : (Abeti la voix d’or du Zaïre), publié aux éditions L’Harmattan, en 1999, lui a été consacré.

Au départ, Abeti a puisé dans ses contes congolais, les musiques traditionnelles et folkloriques. Elle a chanté en swahili, sa langue maternelle, en lingala, puis, en français et en anglais, ceci en signe d’ouverture sur le monde et afin de mieux communiquer avec le public de plus en plus hétérogène, qui appréciait résolument sa musique auparavant. Gardien. Grâce à son orchestre « Les Redoutables » et à son talent, la chanteuse Abeti Masikini a fait en sorte que l’histoire de la musique féminine congolaise puisse acquérir ses lettres de noblesse, notamment au niveau international. Son tempérament de feu a porté les couleurs du Kongo et de l’Afrique au monde. Elle a su donner au monde une autre image de la femme Noire/Africaine, une femme longtemps confinée par les coutumes et traditions dans le rôle de la mère ménagère. Aucune de ces lourdeurs ne pouvait la retenir. Intrépide, elle s’est plutôt propulsée au sommet artistique et y est restée.

Au Kongo-Brazzaville d’en face, Abeti Masikini avait de nombreux admirateurs, dont feu Mgr Barthélémy Batantu, ancien archevêque de Brazzaville, qui, de son vivant, ne s’est pas empêché de suivre attentivement le passage d’Abeti Masikini à la télévision, chanteur qu’il estimait pour son talent et qu’il aimait à appeler (La Tigresse Noire). Ce faisant, il ne voulait pas être dérangé jusqu’à ce qu’il ait fini de regarder tout son temps à la télévision. Ce qui est logique et normal. N’était-il pas lui-même un grand compositeur et n’avait-il pas l’oreille fine de la musique ??

Le 24 septembre 1994, Abeti Masikini tirait sa révérence à Villejuif en France. Elle est enterrée au cimetière de la Gombe à Kinshasa. Pionnier, l’histoire a retenu qu’Abeti Masikini restera la légende de la musique féminine Kongolaise !

La beauté congolaise

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