Ernest Ouandié a mené un combat exemplaire. Il a combattu jusqu’au sacrifice ultime pour la libération du Kameroun et la liberté du peuple Kamerounais. Pour son combat héroïque, il mérite tous nos hommages ! Vive le Kameroun ! Vive le héros national Ernest Ouandié ! Vive le peuple Kamerounais !

Chers frères et sœurs Noirs/Africains/Kamerounais, n’oubliez jamais la date du 13 septembre 1958, jour de la rencontre entre Lamberton et Um Nyobé; regardez la photo ci-dessous; elle illustre l’une des pages les plus sombres de l’histoire du Kameroun. Elle montre, pour la première fois, au premier plan, en short, à Zopac, dans la région de la Sanaga-Maritime, le 13 septembre 1958, l’infâme colonel Lamberton, connu pour sa phrase : « Le Kameroun va vers l’indépendance avec un caillou dans la chaussure, les Bamilékés ».
À ses pieds gît le corps de Ruben Um Nyobé, symbole et héros de la lutte nationaliste, abattu sans sommation et dans le dos ce jour-là dans la forêt de Boumyebel. Lamberton a terminé sa carrière militaire avec le grade de général de division, une façon pour la France de le récompenser. Pour nous, la meilleure façon d’honorer Um Nyobé est de célébrer sa bravoure et de perpétuer ses idéaux. Il mérite d’être reconnu comme un héros national légitime et de plein droit.
Si les Chinois sont fiers de Mao, si les Indiens vénèrent Gandhi, si les Cubains admirent Castro, alors les Kamerounais devraient célébrer Um Nyobé. La noble lutte pour la dignité et le respect qu’il a menée avec ses camarades (Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié; Etc.) doit être reconnue. Personne n’a le droit ni le pouvoir d’effacer les traces de l’histoire du Kameroun !

