Chers frères et sœurs Noirs/Africains, aujourd’hui, nous accomplissons un devoir de mémoire : Quel est, selon vous, le point commun entre ces cinq femmes Afro-Américaines ?? Elles sont astronautes à la NASA (Jeannette Epps, Joan Higginbotham, Beth Brown, Mae Jemison et Stephanie Wilson; l’excellence des femmes Noires/Africaines dans l’espace). En septembre 1992, elles sont photographiées au centre avec le Dr Mae Carol Jemison. « Le Dr Mae Carol Jemison est née le 17 octobre 1956 à Decatur, en Géorgie. Ingénieure, médecin, professeure et astronaute américaine, elle est surtout connue pour être la première femme Afro-Américaine et la première femme de couleur au monde à avoir voyagé dans l’espace en tant que spécialiste de mission à bord de la navette spatiale Endeavour».
Mae Jemison a rejoint la NASA après avoir été sélectionnée pour le groupe d’astronautes 12 en 1987 et a été choisie pour participer à la mission STS-47, au cours de laquelle elle a orbité autour de la Terre pendant huit jours, du 12 au 20 septembre 1992. Au-delà de Mae Jemison, les autres femmes mentionnées incarnent, chacune à sa manière, l’excellence des femmes Noires dans un domaine hautement technique (l’exploration spatiale).
Par exemple, Joan Higginbotham, ingénieure en électricité et ancienne astronaute de la NASA, illustre que les femmes Noires ne sont pas seulement présentes, mais qu’elles jouent un rôle essentiel dans les missions spatiales. De même, Stephanie Wilson, également astronaute de la NASA, a effectué plusieurs missions à bord de la navette spatiale et figure parmi les femmes Afro-Américaines ayant passé le plus de jours dans l’espace. L’inclusion de Beth Brown et Jeannette Epps dans ce groupe souligne que cette excellence ne se limite pas à une seule figure pionnière, mais s’inscrit dans un mouvement plus large de femmes de couleur qui poursuivent des carrières dans l’aérospatiale.
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, ce que ces cinq femmes ont en commun, c’est leur implication/engagement dans un domaine traditionnellement dominé par les hommes Blancs/Occidentaux — l’exploration spatiale, et le fait qu’elles aient surmonté des barrières culturelles, sociales, scientifiques et raciales. Le fait que le texte évoque l’excellence des femmes Noires/Africaines dans l’espace souligne également la dimension symbolique : elles ne sont pas seulement présentes, elles rayonnent et inspirent. Il convient de rappeler que Mae Jemison, la première femme de couleur dans l’espace, a ouvert la voie et encouragé les jeunes filles Noires/Africaines et les minorités à considérer l’espace comme un domaine accessible. « Après son vol en 1992, elle a quitté la NASA en 1993 pour se consacrer aux plateformes technologiques et éducatives, démontrant ainsi que son influence dépassait largement le cadre de l’astronautique. De plus, le contexte sociétal est important : dans les années 1980 et 1990, lorsque Mae Jemison a été sélectionnée, l’industrie spatiale et les sciences de l’ingénieur comptaient encore très peu de femmes, et encore moins de femmes de couleur. Son succès, ainsi que celui des autres, marque donc un double tournant : l’égalité des sexes et l’égalité raciale ».
Aujourd’hui, lorsque nous regardons des photographies de ces cinq femmes ensemble ou côte à côte, nous percevons bien plus qu’un simple symbole visuel : c’est un message pour les générations futures, leur disant que l’espace ne leur est pas interdit. « Enfin, cet acte de commémoration nous rappelle que l’accès à l’espace est aussi un symbole de pouvoir, de représentation et de visibilité. Ces femmes ont contribué à redéfinir ce que signifie être astronaute en célébrant la diversité et l’excellence sous toutes leurs formes. Elles incarnent un pas vers un espace où la couleur de peau ou le genre ne détermine(nt) plus les limites du possible».
