Nos cheveux fonctionnent comme des solénoïdes, c’est-à-dire comme des dispositifs transconducteurs qui convertissent l’énergie en mouvement linéaire. Ce mouvement linéaire ne s’applique pas à n’importe qui. Il se transforme en un rythme saccadé pour toutes les personnes aux cheveux crépus, épais ou torsadés sur cette planète, la Terre des Hommes.
- Ô toi fille du Soleil, déesse sublimée;
- De toutes les beautés, aucune n’égale la tienne;
- Je voudrais tant être à la place du fauteuil sur lequel tu es assise;
- Sentir ta douce chaleur sur mon corps prisonnier de tes flammes;
- Être la victime consentie des flux et reflux de tes reins fiévreux;
- T’avouer les yeux mi-clos, mes pensées les plus osées;
- Explorer les contours de ta majestueuse personne pleine de grâce et de sensualité;
- Promener ma main audacieuse et tremblante sur ton corps affiné et voluptueux;
- Palper avec gourmandise les formes généreuses de ta silhouette de déesse;
- Caresser avec frénésie et tendresse ta douce chair mordorée;
- Embrasser avec fébrilité tes lèvres chaudes, humides et suaves;
- Plonger délicatement mes doigts avisés dans la toison de ta couche en feu;
- Ressentir ton souffle spasmodique sur mon visage;
- Apaiser mes tourments nocturnes insatiables;
- Dans la moiteur de tes draps froissés et éreintés;
- Et m’enivrer ainsi du frisson de l’extase jusqu’à la lie.
Un solénoïde est une bobine creuse tridimensionnelle. En physique, ce terme désigne une boucle de fil, souvent enroulée autour d’un noyau métallique, qui produit un champ magnétique lorsqu’un courant électrique la traverse. Et dans le cas des cheveux des femmes et des filles noires, cette boucle de fil est le follicule pileux, qui contient de l’éther de niveau 9 – le même gaz qui dégage l’odeur de cheveux brûlés. « Les reines d’ébène ont des cheveux d’une dimension bien supérieure, avec une concentration d’éther extrêmement élevée ».

