À cet égard, bien que la science confirme l’origine Africaine de l’écriture sur supports souples (le papier provient du papyrus), nombreux sont ceux qui peinent à se libérer de leur aliénation culturelle et spirituelle. Puisque nos ancêtres ont inventé le concept de textes sacrés il y a près de 6 000 ans, utilisant les termes Medjat (livre) et Netcher (saint, sacré), nous n’avons rien à apprendre des autres en matière de spiritualité !
1. Copies flagrantes :
Nos textes sacrés Noirs/Africains, rassemblés à la Bibliothèque d’Alexandrie par les Ptolémées qui envahirent l’Égypte sous la direction d’Alexandre le Grand, ont été largement utilisés par des auteurs non africains. On en trouve encore de nombreux exemples aujourd’hui. Par exemple, dans le Coran du IXe siècle, la sourate 2, verset 163, affirme textuellement : « Votre Dieu est l’Unique Dieu; il n’y en a point d’autre que lui ». De même, dans la Bible, datant du Ier siècle, on retrouve dans Marc 12, verset 32, le même emprunt à la théologie kémétique : « Dieu est Un et il n’y en a point d’autre que lui ». Dès lors, il nous faut songer à rendre à Pharaon ce qui lui appartient ! Seul le mensonge se drape dans la vérité pour progresser dans l’ombre !
2. Une vérité affirmée bien avant Akhenaton :
Que Dieu ait été appelé Aton ou Amon par nos ancêtres Africains de la vallée du Nil, son symbole spirituel est toujours resté le soleil. En effet, nos ancêtres croyaient que le soleil ne pouvait être souillé par la présence humaine (aucune fusée ne pourrait jamais y déposer des humains); sa pureté divine était une vérité éternelle pour tous, d’où leur recours à cette présence céleste unique pour s’adresser à Dieu sous le nom de Ptah, signifiant le créateur de l’univers, ou de Râ, signifiant le Dieu de la lumière (n’oublions pas que le terme « Dieu » vient du latin « Deus », qui signifie simplement « Lumière »). Bien sûr, il n’y a qu’un seul soleil dans le ciel : c’est pourquoi les débats sur le polythéisme ou le monothéisme de l’Égypte antique sont tous absurdes. Les textes laissés par nos ancêtres sont tous explicites sur ce point, mais il convient de noter que la vision d’un Dieu unique, créateur de l’univers en Afrique subsaharienne, est manifestement antérieure à Akhenaton. En effet, sur un papyrus conservé au Musée du Caire, datant d’Amenhotep II (c’est-à-dire l’arrière-grand-père d’Akhenaton), on lit cette déclaration qui révèle la vérité : « Il est le seul; il n’y en a pas d’autre que lui ».
Enfin, dans les textes dits des pyramides (vers 456 av. J.-C.), plus de 1600 ans avant Akhenaton, on trouve encore cet hymne adressé à Dieu qui proclame : Gloire à Toi, l’Unique ! Le terme même utilisé pour désigner l’écriture hiéroglyphique est tout aussi explicite. Nos ancêtres parlaient de Medu (les Paroles) Netcher (de Dieu). Si Med (ou) est au pluriel (ou) étant la marque du pluriel, Netcher est au singulier. « En conclusion : c’est une pensée théologique profondément monothéiste qui a enrichi la civilisation de Kémet, avec toutefois une particularité qui la rend originale : les mono-origines ! (Par Nioussérê Kalala Omotunde) ».

