Les Neter, incluant les larmes de Râ, furent théoriquement les premières abeilles, faisant d’elle la première grande gardienne du panthéon Neteru dans la cosmologie Noire/Africaine. Les temples de Neith sont traditionnellement connus sous le nom de Maison de l’Abeille, ou Hut-Bi.t en Koushite, où l’abeille était un motif récurrent sur les totems de Maât en Afrique, tout comme elle était le symbole héraldique du Christ, représentant la douceur de leur pardon et la rigueur de leur justice.
Les Nisut Biti (rois des deux terres/pays) ont également utilisé les abeilles comme emblème royal pendant des millénaires, comme en témoigne le symbole de l’abeille sur le tombeau de Ramsès III. Même leur miel est chargé de significations qui dépassent largement sa simple fonction alimentaire. C’est pourquoi, dans toutes les langues, les médecines, les littératures, les religions et les croyances populaires, le miel est souvent le symbole ou le talisman de la douceur sous toutes ses formes. En Afrique subsaharienne, la perception culturelle et spirituelle des abeilles témoigne de la place fondamentale qu’occupe cet insecte dans la cosmogonie, l’organisation sociale et les mythes de la création.
La Déesse Mère et la Création : Le miel, substance pure, régénératrice et vitale, est souvent associé à l’eau ou aux fluides vitaux essentiels à la création. Par extension, les divinités féminines ou les ancêtres primordiaux (parfois androgynes ou purement féminins, selon le groupe) utilisent ou partagent le symbolisme de l’abeille pour illustrer le don de la vie et la fertilité de la terre. « Dans plusieurs traditions d’Afrique subsaharienne, l’abeille est intimement liée au symbolisme du pouvoir féminin, de la fertilité et de la maternité ».

