D’où vient cette religion ?? Le candomblé a été introduit au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine lors de la traite transatlantique des esclaves au XVIe siècle. Les adeptes du candomblé durent d’abord pratiquer leurs rites en secret et clandestinement, car l’Église catholique les persécutait, mais cette religion a survécu. Les esclaves dissimulaient les orixás sous l’apparence de saints chrétiens. C’était aussi une façon de manifester leur résistance à l’oppression culturelle; même après l’abolition de l’esclavage en 1888, l’État Brésilien a continué d’interdire cette croyance sous la dictature (1964-1985).
Quels sont les rites du Candomblé ?? Les cérémonies du Candomblé sont saisissantes : Des sons de tambours hypnotiques, des fidèles vêtus de Blanc ou de couleurs variées qui dansent et chantent. Certains entrent en transe et sont pris de convulsions : ils affirment être possédés par les orixás. Les fidèles doivent également faire des offrandes aux orixás en déposant des fruits ou de l’eau-de-vie dans les lieux de prière, les terreiros (lieux sacrés). Les sacrifices d’animaux, comme des poulets et des pigeons, sont très courants. Pour devenir initié au Candomblé, il faut suivre une longue initiation qui dure plusieurs années. Lors de la cérémonie d’initiation, l’initié reçoit un nouveau nom. Il doit également se couvrir le corps de craie et accomplir des sacrifices d’animaux.
Qui pratique cette religion ?? Officiellement, près de trois millions de Brésiliens de toutes classes sociales pratiquent le candomblé. On compte de nombreux adeptes à Salvador (Bahia), où la culture Afro-Brésilienne est très présente. Plusieurs célébrités n’hésitent pas à afficher leur appartenance à la communauté candomblée, comme Juliana Paes, l’actrice du film « Totalmente Demais ». Selon les organisations culturelles Afro-Brésiliennes, le nombre de Brésiliens qui participent, plus ou moins régulièrement, aux rituels du candomblé est considérable (70 millions). Ainsi, chaque année, des milliers de Cariocas vêtus de blanc se rassemblent sur la plage de Copacabana. Ils honorent Yemanjá, la déesse de la mer, et lui offrent des fleurs.

