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Devoir de Mémoire – La forme de servitude la plus cruelle est de se sentir esclave de sa propre liberté; on n’est jamais plus asservi que lorsqu’on se croit libre sans l’être réellement : En Mauritanie, l’esclavage ravage les populations Noires/Africaines, et pour les Noirs/Africains ignorants qui pensaient que l’esclavage était terminé, et surtout pour ceux qui croient qu’il n’existe qu’en Libye, allez au diable ! (Le saviez-vous ? La Mauritanie pratique encore l’esclavage et détient le triste record du plus grand nombre d’esclaves, avec 150 000 esclaves sur 3,8 millions d’habitants); « Selon l’IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), les esclaves représentaient 20 % de la population en 2014 » … (VIDÉO)

Les Haratines n’ont pas le droit de se présenter aux élections des institutions politiques. Souvent analphabètes et pauvres, ils ignorent leurs droits et sont donc incapables de les revendiquer. En raison de leur condition, ils ne possèdent ni terres ni biens matériels et retournent souvent auprès de leurs anciens maîtres pour redevenir leurs serviteurs.

Voici la composition de la population mauritanienne :

  • 30 % : Peuls, Soninkés, Wolofs, Bambaras (premiers habitants);
  • 30 % : Arabo-Berbères (Maures Blancs ou Beidane);
  • 40 % : Haratines, descendants Noirs/Africains des esclaves des Beidane (Maures Noirs/Africains).

La minorité arabe domine le pays, contrôlant le gouvernement et toutes les institutions. Tous les présidents qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance sont issus de ce groupe ethnique, au détriment des Noirs/Africains et surtout des Haratines, qui continuent d’être réduits en esclavage. Les deux révisions constitutionnelles de 2006 et 2011 mentionnent pourtant l’engagement de la République envers la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’esclavage des femmes Noires/Africaines/Haratines s’étend jusqu’en Arabie Saoudite, grâce à un réseau bien établi. Des femmes les recrutent en promettant de l’argent à leurs familles. Les victimes croient partir à l’étranger pour étudier, mais à leur arrivée, elles sont placées dans des familles pour y servir d’esclaves.

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