Pour l’initié : « La parole est d’argent, mais le silence est d’or ». C’est pourquoi il ne parle que lorsque c’est absolument nécessaire. Le savoir initiatique impose à l’initié une discipline de fer et une force psychologique et psychique sans pareille. Il n’est ni compatissant ni insensible. Il n’est pas enclin à la pitié ni à la haine, mais simplement tenu de maintenir l’équilibre de Maât. « Les anciens disent : on cesse de grandir à la mort. Celui qui possède le savoir est celui qui demande toujours : Pourquoi ? Il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Apprendre ne suffit pas; il faut aussi apprendre à comprendre. (Si vous forcez quelqu’un qui ignore vos qualités à s’intéresser à vous, vous créez un moqueur. Tel est l’oracle des anciens auquel chaque initié est absolument tenu !) ».
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, les premiers seront les derniers : Les réalisations Noires/Africaines ne sont pas un jeu de cache-cache; elles surpassent de loin toutes les réalisations qui leur ont succédé; et, irremplaçables, elles exercent encore aujourd’hui une influence considérable sur toutes les civilisations. Nos réalisations sont connues de tous, car aucun peuple ne peut prétendre s’être développé sans la créativité des Noirs/Africains; et lorsque nous insistons sur le fait que nous avons été les premiers, il s’agit d’une vérité et non d’un complexe de supériorité. « Nous avons été les premiers à créer des architectures monumentales, telles que celles que l’on trouve au Niger, en Nubie, dans la vallée du Nil, dans la vallée de l’Indus, dans l’empire Aksumite, en Océanie, en Amérique et dans tout le monde antique ».
Nous avons été les premiers à étudier les Mathématiques et l’informatique, et à créer la calculatrice avec les habitants d’Ishango, au Kongo. Cela nous a permis de compter grâce à l’un des plus anciens objets de l’histoire des Mââthematiques, l’os d’Ishango, la plus ancienne table de nombres premiers connue de l’humanité, datant de 23 000 ans au Kongo, et le plus ancien calendrier Mââthématique connu au monde, l’os d’Elombo, découvert entre le KwaZulu-Natal et l’Eswatini (35 000 ans), dont le système est encore utilisé aujourd’hui par les Bushmen de Namibie. Nous avons été les premiers à organiser la médecine, à créer la géométrie, l’astronomie, le droit, la politique, les coutumes de parenté (matrilinéaires), la théologie, l’art, l’écriture, la sculpture; Etc. (…)
Nous avons été les premiers à créer des universités et des bibliothèques, dont la plus célèbre est celle de « Râ-Khet ou Rhacoste », rebaptisée Alexandrie en grec. Et si les premiers sont devenus les derniers, et les derniers les premiers, c’est parce que certains d’entre nous ont, par naïveté, perpétué des mensonges venus d’Occident ou d’Orient. Et parce que, ces dernières décennies, nous n’avons jamais pris le temps d’examiner l’évidence : nos propres cultures recèlent, à leur manière, tous les germes de la modernisation, de l’intégration, de la technologie et d’un développement économique souverain et indépendant. Même s’il a été difficile d’envisager cette possibilité, compte tenu des « Appâts » de carrière que nous ont légués des organisations militaires et politico-religieuses étrangères. Aujourd’hui, le principe de la renaissance Noire/Africaine exige de chacun d’entre nous qu’il réapprenne à appartenir aux peuples de nos ancêtres et non à devenir les serviteurs de maîtres impérialistes internationaux.

