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Devoir de Mémoire – Débat : Sans la lutte, vous n’obtiendrez rien, ni aujourd’hui ni jamais; trois hommes, une vision (Mathieu Kérékou du Bénin, Seyni Kountché du Niger et le jeune capitaine Thomas Sankara du Burkina Faso); les grands hommes meurent, mais leurs idées perdurent; le premier sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est tenu à Niamey, au Niger, le 6 juillet 2024, avec Assimi Goïta du Mali, Abdourahamane Tchiani du Niger et le jeune Ibrahim Traoré du Burkina Faso; « L’Alliance des États du Sahel (AES), également connue sous le nom de Liptako-Gourma, a été créée le 16 septembre 2023, suite au coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger, contre lequel la CEDEAO menaçait alors d’intervenir militairement » … (VIDÉO)

Le débat est ouvert : Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le dimanche 28 janvier 2024. Toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale d’une ou plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres parties (pacte de défense mutuelle conclu entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso). La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une organisation régionale créée par les chefs d’État et de gouvernement de quinze pays d’Afrique de l’Ouest, lors de la signature de son traité constitutif le 28 mai 1975 à Lagos, au Nigeria.

L’objectif de l’organisation est de promouvoir la coopération et l’intégration entre les pays d’Afrique de l’Ouest en créant une union économique et monétaire. Avant la création de la CEDEAO, le territoire de l’Afrique de l’Ouest était constitué, au niveau régional, d’un ensemble d’États issus de différents systèmes administratifs et coloniaux qui ont défini les frontières des quinze États de cette zone. Les États membres de la CEDEAO utilisent trois langues officielles différentes (anglais, français et portugais).

La CEDEAO est une organisation faible et hypocrite, dépourvue de réel pouvoir, et qui n’est, au mieux, qu’une manœuvre politique destinée à semer la confusion. Tant que la CEDEAO sera incapable d’empêcher les chefs d’État de modifier la Constitution de manière abusive pour se maintenir au pouvoir, personne ne pourra empêcher l’armée d’intervenir dans le processus politique. Si la CEDEAO ne parvient pas à faire preuve du leadership nécessaire pour empêcher ses membres de bafouer les lois fondamentales de leurs pays et d’instaurer ainsi une présidence à vie au détriment de la vie de leurs concitoyens et de la démocratie, personne ne pourra légitimement condamner l’armée pour avoir mené un coup d’État, qu’elle prétend justifier par la volonté d’établir la démocratie et l’État de droit.

Lorsque les populations Noires/Africaines manifestent pour leurs droits, la CEDEAO appelle au calme. Lorsque leurs amis dictateurs violent la loi, organisent des coups d’État constitutionnels et répriment le peuple, la CEDEAO reste silencieuse, mais dès qu’il y a des coups d’État militaires, la CEDEAO s’empresse de les condamner. Existe-t-il quelque chose de plus méprisable que l’ONU, l’UE et leurs laquais, l’UA et la CEDEAO ?

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