En tant que prêtresse, Marie Laveau fut l’une des figures emblématiques du vaudou à La Nouvelle-Orléans. Née libre en 1794, elle était la fille d’un planteur blanc et d’une créole, terme utilisé en Louisiane pour désigner les personnes d’ascendance métissée Noire/Africaine, Européenne et Amérindienne/Autochtone. En 1819, elle épousa Jacques Paris, un immigrant haïtien décédé un an plus tard dans des circonstances mystérieuses. « La jeune femme devint ensuite coiffeuse pour une riche clientèle blanche, puis infirmière lors de l’épidémie de fièvre jaune qui frappa la ville. C’est à cette époque que Marie Laveau découvrit la médecine et l’usage des plantes médicinales. On sait peu de choses sur la vie de Marie Laveau ».
Prêtresse vaudou, elle était à la fois renommée et crainte par les populations Noires/Africaines et Blanches, et ses cérémonies attiraient de nombreux adeptes. « Femme d’affaires avisée, elle excellait tant dans les affaires financières que sentimentales. Marie Laveau devint l’épouse non officielle de Christopher Glapion, un soldat avec lequel elle eut quinze enfants. Ce type d’union non officielle entre un homme blanc et une femme noire était courant à La Nouvelle-Orléans, où les mariages interraciaux étaient toutefois illégaux. Marie Laveau mourut le 16 juin 1881; les circonstances de sa mort varient selon les sources ».
Certains journaux de l’époque rapportèrent qu’elle avait été retrouvée décapitée, tandis que d’autres annoncèrent qu’elle était morte dans son sommeil. D’autres rumeurs évoquaient même sa présence en ville quelques heures après l’annonce de son décès. L’une des filles de Marie Laveau, également prénommée Marie, reprit son rôle de prêtresse. Figure populaire de la culture de la Nouvelle-Orléans, Marie Laveau repose au cimetière Saint-Louis, où sa tombe est encore régulièrement visitée, comme en pèlerinage.

