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Devoir de Mémoire : Sally Hemings (1773-1835), esclave en Virginie (États-Unis), appartenant à John Wayles, avait pour fille Martha, qui épousa le planteur Thomas Jefferson, propriétaire de 200 esclaves; (en 1778, Jefferson abolit la traite négrière en Virginie et prit position en faveur de l’abolition de l’esclavage. Après la mort de Martha, Jefferson fut nommé ambassadeur à Paris de 1784 à 1789, et Sally l’accompagna. Ils voyagèrent à travers la France et l’Europe); « À leur retour aux États-Unis, ils vécurent ensemble à Monticello Manor, la demeure de Jefferson, près de Charlottesville, en Virginie. Jefferson fut le troisième président des États-Unis, en fonction de 1801 à 1809 »

Sally Hemings eut sept enfants, tous prétendument de Jefferson, un fait confirmé par des analyses ADN. En 1826, après la mort de Jefferson, Sally Hemings s’installa à Charlottesville et fut affranchie par la fille du président. La liaison entre Jefferson et Sally Hemings – difficile à nier – a suscité la controverse aux États-Unis, où les relations interraciales sont un sujet aussi tabou que la vie amoureuse des présidents. Elle a inspiré un film franco-américain de James Ivory, Jefferson à Paris (1995).

Histoire de l’esclavage : Critique du discours eurocentrique, par Jean-Philippe Omotunde; pour garantir un avenir démocratique aux générations futures, (l’histoire de l’humanité, que nous avons aujourd’hui le devoir et la responsabilité de leur transmettre car elle est la leur). Nous ne pouvons plus continuer à écrire, dans un obscurantisme idéologique, que le professeur Cheikh Anta Diop souffrait encore il y a moins de 60 ans lorsqu’il a entrepris le travail révolutionnaire de restauration de la conscience historique Noire/Africaine et, au-delà, de celle de l’humanité.

Tous les aspects de l’histoire Noire/Africaine, dans toute sa multidimensionnalité, doivent être réexaminés avec une objectivité scientifique. Une attention particulière sera portée aux impacts négatifs cumulatifs des événements historiques des 500 dernières années sur les évolutions (économiques, technologiques, politiques, démographiques, culturelles, psychologiques et sociales). Ces facteurs doivent être pris en compte pour expliquer les réalités contemporaines.

Dans l’Histoire de l’esclavage : Critique du discours eurocentrique, Jean Philippe Omotunde s’attache à corriger les falsifications de l’historiographie des razzias d’esclaves. De nombreuses questions sont abordées dans cet ouvrage, notamment :

L’influence des origines historiques des sociétés issues du nomadisme et du patriarcat; – La nature des contacts Europe/Afrique à l’époque impériale; – L’importance de la résistance Noire/Africaine dans le processus abolitionniste. (Cet ouvrage de Jean-Philippe Omotunde contribue également à la lutte contre le négationnisme !)

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