Les signes de la périménopause ne sont pas fixes; ils varient d’une femme à l’autre. En moyenne, la périménopause débute entre 40 et 50 ans et dure entre deux et sept ans.
Voici quelques symptômes courants de la préménopause:
- Règles irrégulières, parfois plus abondantes ou plus courtes
- Bouffées de chaleur
- Prise de poids
- Augmentation du désir sexuel
- Sautes d’humeur, tristesse, anxiété
- Douleurs mammaires
Remarque : La préménopause prend fin lorsque les règles ont cessé pendant au moins 12 mois consécutifs; c’est la date qui marque le début de la ménopause. (Source : Michèle Fante)
Sur la sexualité et les troubles du désir:
Les troubles sexuels et les troubles du désir peuvent toucher tout le monde (hommes et femmes) et survenir à tout âge. Une sexualité censée être épanouissante peut devenir un fardeau pour un couple. Il est souvent difficile de distinguer ce qui est purement physiologique de ce qui est psychologique. Les idées, les pensées et les sentiments sont au moins aussi importants que les manifestations physiques.
Baisse du désir:
Chez l’homme comme chez la femme, le désir sexuel fluctue tout au long de la vie, ce qui est tout à fait normal, car il s’agit d’un phénomène complexe. Une baisse prolongée du désir peut nuire à l’estime de soi et mettre à rude épreuve la relation. « L’intensité du désir dépend de nombreux facteurs : la qualité de la relation, la santé physique, l’état d’esprit, ou encore des événements marquants de la vie (grossesse, deuil; Etc) ».
Difficulté ou incapacité à atteindre l’orgasme:
Lors de l’orgasme, les muscles des organes sexuels se contractent spasmodiquement et intensément. Certaines femmes, même avec un désir sexuel normal et un plaisir satisfaisant à la stimulation, ont du mal à atteindre l’orgasme, voire n’y parviennent pas du tout. D’autres souhaitent atteindre l’orgasme en même temps que leur partenaire, mais en réalité, ce phénomène est rare, contrairement à ce que certaines scènes ou films érotiques dépeignent.
Douleur pendant les rapports sexuels/dyspareunie:
Certaines femmes ressentent des douleurs pendant ou après la pénétration, que ce soit au niveau du vagin, du clitoris ou des lèvres. Le terme « dyspareunie » décrit cette douleur. Les experts considèrent la dyspareunie comme une douleur chronique affectant les organes génitaux, pouvant impacter la vie sexuelle.
Il arrive que les muscles vaginaux se contractent lors de la pénétration, provoquant des spasmes douloureux, on parle alors de vaginisme. Ces situations peuvent s’entremêler – une perte de désir peut entraîner des douleurs pendant les rapports sexuels, lesquelles peuvent à leur tour entraîner une baisse de la libido et empêcher d’atteindre l’orgasme.
Une pathologie nécessitant un meilleur traitement:
Contrairement à la dysfonction érectile masculine, la dysfonction sexuelle féminine a longtemps été négligée par la recherche. En 2010, aucun médicament spécifiquement conçu pour stimuler le désir ou l’excitation sexuelle chez les femmes n’était disponible sur le marché. Depuis, les chercheurs et l’industrie pharmaceutique s’intéressent à la création d’un « Viagra féminin ».
La flibansérine (Girosa), développée par Boehringer Ingelheim, a été conçue pour stimuler la libido chez les femmes non ménopausées. Cependant, elle n’a été approuvée dans aucun pays : en juin 2010, un comité consultatif de la FDA (États-Unis) a jugé son efficacité insuffisante pour autoriser sa commercialisation.
Note sur la prévalence : Les experts ne s’accordent pas entièrement sur la fréquence réelle des dysfonctions sexuelles féminines. Certaines études suggèrent que près de la moitié des femmes en souffrent, mais ces chiffres sont contestés. « Certains spécialistes soulignent que ces données proviennent souvent de recherches financées par des acteurs en quête de nouveaux marchés lucratifs et craignent une médicalisation excessive de troubles qui ne relèvent pas toujours du champ médical ».

