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Devoir de Mémoire – Le mariage est une question de vie ou de mort : Puisque le mariage est une question de vie ou de mort, l’Homme doit prier avec sincérité avant de s’y engager, car il risque de gâcher toute sa vie. (Souvenez-vous de ce vœu, de cet engagement pris devant le Dieu d’Israël : « Jusqu’à la fin de nos jours, nous resterons unis ») Et l’homme peut, en effet, gâcher toute sa vie s’il fait un mauvais choix s’il a fait un mauvais choix, ou s’il a épousé une femme qui n’est pas faite pour lui, qui n’est pas son âme sœur. Sachant cela, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. La faute lui en incombera. « De même, si une femme prend pour époux un homme qu’elle sait incapable d’être un bon conjoint, alors tant pis pour elle; la faute sera entièrement sienne, car avant de s’unir à lui, elle était en mesure de peser le pour et le contre. Ainsi, avant de prendre un engagement définitif devant le Dieu d’Israël, qu’elle prie et implore l’assistance divine »

Chers frères et sœurs Noirs/Africains : Le socle solide de la virginité prénuptiale. Depuis la nuit des temps, un homme et une femme s’unissent par les liens du mariage; en effet, le mariage constitue une union légitime entre un homme et une femme, destinée à fonder une famille et à former la cellule de base de la société. Avec le recul, nous réalisons que la virginité d’une femme avant le mariage représentait une condition importante si ce n’est primordiale pour toute jeune femme aspirant à s’unir. De fait, qu’il s’agisse des sociétés Noires/Africaines traditionnelles ou de l’Europe féodale, la virginité féminine prénuptiale était considérée comme essentielle; mais qu’est-ce qui motivait ou continue de motiver une telle pratique ? Est-elle encore pertinente aujourd’hui ?? Et qu’en pensent les jeunes de nos jours ??

À travers l’étude des travaux de Georges Duby, historien du Moyen Âge français, nous avons pu mettre en lumière l’importance de la virginité féminine avant le mariage. En effet, nul ne saurait oublier l’atmosphère parfois tendue qui régnait entre un seigneur et son vassal ou ses vassaux. Cette dynamique pourrait bien être à l’origine de l’exigence selon laquelle une jeune femme devait être vierge avant son union. Nous savons tous qu’à cette époque, l’amour ne constituait pas le moteur premier d’une union entre deux jeunes gens. Le mariage était motivé par l’intérêt et plus précisément, par la formation d’alliances politiques; dès lors, comment pouvait-on savoir quelles alliances une femme non vierge aurait pu avoir déjà nouées avec d’anciens amants, ou avec l’élu véritable de son cœur ?? Ainsi, la virginité garantissait un certain degré de confiance que l’on pouvait accorder à une femme et plus spécifiquement, à son épouse.

De surcroît, la femme était considérée comme la propriété privée de son mari lequel ne reconnaissait sa capacité à procréer que comme son unique attribut, rendant dès lors inconcevable à ses yeux l’idée que son épouse ait pu, un jour, appartenir à une autre personne, à un autre homme. C’est dans cette même logique que l’on peut situer l’exigence de virginité au sein des sociétés Noires/Africaines traditionnelles. En effet, dans ces sociétés, la femme était perçue comme un objet au service de son époux; elle était réduite au statut de simple chose que seul son unique propriétaire avait le droit d’utiliser. Il devient dès lors manifeste que cette exigence de virginité servait de marqueur de la supériorité masculine sur les femmes, car dans aucune des civilisations anciennes ne retrouve-t-on une exigence comparable et prédominante concernant la virginité masculine.

Aujourd’hui, on peut observer l’influence persistante de l’attente sociétale relative à la virginité féminine lors des cérémonies de mariage qui se manifeste, par exemple, par le port d’une robe blanche ou même d’un voile. En comprenant les origines de ce concept de virginité imposé aux femmes avant le mariage nous pouvons saisir pourquoi nos mères, nos grands-mères et, de fait, certains hommes ont dû lutter pour que les femmes soient considérées comme les égales des hommes. Dès lors, si cette virginité n’est pas exigée du partenaire masculin d’une femme ou, du moins, n’est pas exigée par la société, pourquoi la réclamer d’une femme qui jouit de droits tout aussi nombreux que les siens ?? Cela peut expliquer pourquoi ce concept n’est plus considéré comme particulièrement pertinent, chaque individu étant désormais perçu comme libre d’agir à sa guise. Cela nous éclaire sur la logique sociétale et politique qui sous-tend l’exigence de virginité; toutefois, du point de vue de l’Église, la virginité a toujours constitué une exigence et, dans ce contexte, elle est requise non seulement des femmes, mais aussi des hommes. Cela marque une rupture significative avec la conception de la virginité telle qu’elle était appréhendée au sein des sociétés traditionnelles.

En effet, l’Église défend des valeurs spécifiques qu’elle attend des jeunes qu’ils observent avant le mariage un principe que l’on retrouve tant dans le christianisme que dans d’autres religions, et pourtant, les observations actuelles suggèrent que même l’Église peine désormais à faire respecter cette règle. (By; Rachel Kinuani: Liège, Belgique).

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