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Devoir de Mémoire – L’âge des époux dans le mariage : La situation financière avant le mariage, l’influence de l’éducation d’une fille par sa mère (on entend souvent dire que l’amour n’a pas d’âge; cette formule, empreinte de romantisme, semble nous inviter à vivre pleinement nos seuls sentiments, sans nous soucier des conventions sociales); « Toutefois, lorsqu’il s’agit de relations amoureuses marquées par une différence d’âge importante, il est essentiel d’allier cœur et raison/intelligence, émotion et discernement; (puis vient, alors la question des conditions financières, qui sont une condition incontournable du mariage) »

Parce que l’amour ne remplace pas la responsabilité; s’unir sans base matérielle stable peut fragiliser le couple, surtout dans un contexte de fortes pressions sociales, familiales et économiques. Par ailleurs, dans le contexte de la transmission des habitudes parentales, que signifie réellement l’expression « Telle mère, telle fille ? »  Faut-il y voir une fatalité, une reproduction automatique des comportements maternels ?? Pour entrer dans le vif du sujet. Si nous devons aimer avec notre cœur, nous devons aussi choisir avec notre tête.

Nzambé/Dieu, dans sa sagesse, nous a dotés d’organes merveilleux pour nous en servir merveilleusement quand nous aimons (le cœur et le cerveau). Si le cœur doit nous guider vers un amour sincère, le cerveau doit nous inciter à la réflexion avant l’action. S’engager dans une relation avec une différence d’âge importante n’est ni un péché, ni une faute morale. Néanmoins, il est essentiel de considérer les conséquences à long terme, notamment au moment où la vieillesse, les priorités de vie ou les différences de rythme finissent par s’imposer au quotidien du couple. L’amour lui seul ne suffit pas toujours. « Trop souvent idéalistes, les relations peuvent rencontrer des obstacles liés aux différences générationnelles. Cela peut engendrer des malentendus, une baisse de la libido, des attentes divergentes, et parfois des projets de vie différents. Par conséquent, ce qui paraissait passionné au début peut s’estomper, voire devenir pesant, avec le temps ».

Le véritable choix en amour nous rappelle la nécessité d’une conscience intergénérationnelle, d’une vigilance face aux schémas que nous perpétuons ou remettons en question. Certes, chacun est libre de faire ses propres choix, mais aussi responsable de leurs conséquences. L’amour sincère doit être guidé par la raison. Car si le cœur peut emporter, seul l’esprit peut prévenir les excès des émotions incontrôlées. Avant de s’engager dans une relation marquée par une différence d’âge importante, il est essentiel de se poser les bonnes questions : partageons-nous les mêmes priorités de vie ?? Conserverons-nous la même harmonie avec le temps ?? La passion peut être intense au début, mais le temps finit toujours par confronter les partenaires à la réalité.

De plus, les considérations financières sont souvent négligées, alors même qu’elles jouent un rôle crucial dans la stabilité d’un couple, notamment en ce qui concerne les projets de mariage. L’amour seul ne suffit pas toujours à bâtir un foyer solide. L’amour est un don précieux, mais il ne doit jamais être aveugle. Toute relation mérite d’être vécue pleinement, à condition qu’elle repose sur un équilibre entre sentiments et lucidité. Car chacun est responsable des conséquences, bonnes ou mauvaises, de ses propres choix.

Les couples avec une grande différence d’âge sont souvent animés par une dynamique particulière. Si, au début, la passion, l’admiration ou la sécurité émotionnelle et matérielle semblent cimenter la relation, au fil des années, de profondes divergences apparaissent souvent. Parmi les principaux problèmes, on note :

  • Le déséquilibre sexuel : avec l’âge, les performances et les besoins évoluent, souvent de manière arbitraire;
  • La jalousie paranoïaque : le partenaire le plus âgé peut développer une insécurité chronique, craignant d’être abandonné pour une personne plus jeune;
  • Les différences de goûts et d’intérêts : il est difficile de partager la même passion pour la musique, les loisirs, voire la vie quotidienne;
  • Des visions du monde opposées : généralement, nous ne comprenons pas toujours les points de vue de l’autre sur l’actualité, la société ou la famille ;
  • Le risque accru de séparation : plus l’écart d’âge est important, plus le risque de rupture est élevé à terme.
  • Ces éléments nous rappellent que l’amour seul ne suffit pas, comme mentionné précédemment. La compatibilité, le dialogue, la compréhension mutuelle et, surtout, la lucidité dès le départ sont essentiels. Car, comme le dit l’adage, (la réalité finit toujours par nous rattraper).

Par ailleurs, le mariage est une institution sérieuse qui exige plus que de l’amour ou de la bienveillance. Il présuppose une certaine stabilité, notamment financière. Selon un ancien procureur Kényan, un homme pauvre qui se marie devrait être arrêté, car il mettrait en péril non seulement sa propre vie, mais aussi celle de sa femme et des générations futures. En effet, dans cette perspective, la pauvreté héritée devient un héritage néfaste, un cercle vicieux qui prive les enfants d’un meilleur départ dans la vie. Cette affirmation, bien que radicale, soulève un véritable débat : Faut-il nécessairement être financièrement stable avant de s’engager dans le mariage ?? Est-ce une condition préalable ou un idéal à atteindre en cours de route ??

Il est vrai que le manque d’argent est souvent à l’origine de nombreux troubles sociaux. L’argent n’est pas toujours la mesure absolue du bonheur. Il n’est qu’un moyen, et non une fin en soi. La vie est faite de hauts et de bas, de surprises agréables et désagréables. Certains naissent riches et finissent pauvres. Inversement, d’autres naissent pauvres et finissent dans l’opulence. Puisque la vie comporte aussi des facteurs imprévisibles, la décision de se marier ne devrait pas reposer uniquement sur des considérations financières. Si l’argent vient à/de manquer, cela signifie-t-il automatiquement la fin du mariage ?? Ce qui compte, c’est la compréhension mutuelle et l’harmonie entre les époux afin qu’ils puissent affronter les défis de la vie avec objectivité.

Enfin, l’adage « Telle mère, telle fille » nous invite à observer et à considérer les schémas relationnels qui se répètent parfois inconsciemment d’une génération à l’autre. Il ne s’agit pas de juger, mais de prendre conscience des influences familiales et culturelles sur nos choix émotionnels. « Telle mère, telle fille » est un adage qu’il convient de nuancer. Certes, il suggère une continuité entre les générations, comme si la fille reproduisait fidèlement le modèle maternel. Cependant, cette logique de transmission n’est jamais absolue. « Comme le dit l’adage, le bouton ne dégage pas toujours tout le parfum de la fleur épanouie. Autrement dit, une fille peut hériter de certaines attitudes ou valeurs, mais elle reste une personne unique, façonnée par son époque, ses choix et ses influences. Il serait donc imprudent d’épouser une femme uniquement en la comparant à sa mère ».

En projetant des attentes ou des craintes fondées sur l’image maternelle, certains hommes sont déçus, allant jusqu’à douter de leur paternité. D’où la remarque provocatrice sur les tests ADN ou de paternité. Ces situations reflètent souvent un manque de discernement ou une incompréhension de la complexité humaine.

En définitive, en amour, l’émotion l’emporte souvent sur la raison. On n’aime pas une femme pour ce qu’elle dit, mais on aime ce qu’elle dit parce qu’on l’aime. Cette phrase illustre la subjectivité de l’amour, où le sentiment précède souvent l’analyse, ce qui peut renforcer certaines illusions. Ainsi, d’un point de vue sociologique, il est essentiel d’examiner les normes, les attentes et les représentations qui entourent les couples et les liens familiaux. Car l’amour, comme toute relation humaine, est façonné par des réalités imaginées, des héritages et des constructions sociales.

Débat & Question indiscrète pour les hommes

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