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Devoir de Mémoire – Chers frères et sœurs Noirs/Africains, trahir la confiance de quelqu’un, c’est comme lui planter un couteau dans le dos. Certains le regrettent et essaient de retirer le couteau, mais n’essayez pas, vous pouvez retirer le couteau, mais la cicatrice restera toujours. Ma mère me disait, quand j’étais petite, de ne jamais mentir ni insulter quelqu’un qui me fait confiance, et de ne jamais faire confiance à quelqu’un qui m’a déjà menti ou insultée. (Qui est derrière vous ? L’homme prudent voit le mal de loin; prenez le temps de découvrir qui est derrière vous); « Le traître ne vient pas de loin; pour qu’on vous trahisse, il faut que la personne soit dans votre entourage proche. C’est ainsi que presque tous nos dirigeants Noirs/Africains ont été trahis par leurs proches collaborateurs »

Au Kongo-Kinshasa, Lumumba a été trahi par son secrétaire particulier Mobutu. Au Burkina Faso, Thomas Sankara a été trahi par son ami proche Blaise Compaoré. En Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé a été trahi par son meilleur ami Guillaume Soro; les exemples sont nombreux et cette liste n’est pas exhaustive. Pourquoi trahir et sacrifier son chef ou son mentor ?? Est-ce par manque de conviction, par jalousie, par cupidité, par haine, ou simplement par intérêt personnel ?? Celui qui trahit une fois trahira toujours. Par conséquent, n’hésitez pas à vous débarrasser de quelqu’un qui manifeste un comportement perfide avant qu’il ne soit trop tard; la confiance n’exclut pas la vigilance.

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Le 15 octobre 1987 c’estt le jour où certains Burkinabès/Africains ont vendu leur âme au diable pour ôter la vie à l’icône Noire/Africaine, Thomas Sankara. Chers frères et sœurs Noirs/Africains, nous avons un gros problème; les Noirs/Africains doivent être solidaires et boycotter et contrecarrer les plans de leurs ennemis. Comment et pourquoi nos enfants doivent-ils connaître l’histoire de Christophe Colomb mais ignorer celle de Thomas Sankara ?? Mais qui était exactement Thomas Sankara ??

Thomas Sankara était une figure emblématique de la révolution Noire/Africaine. De par sa nature même, il abhorrait la servilité; Il n’acceptait aucune forme de domination, d’inégalité ou d’injustice. Il était un véritable soldat du peuple, un vrai militaire, un combattant, un guerrier et un grand socialiste, mort au combat pour le bien public du peuple. Thomas Sankara avait un caractère véritablement révolutionnaire. C’était un homme d’action, ancré dans la réalité, la rationalité, la conscience et le pragmatisme. Marxiste convaincu et de grande qualité, il croyait en l’émancipation des femmes et des membres vulnérables de la société. Donner la parole à ceux qui n’en ont pas, telle était sa doctrine. Son principal souci était d’apporter des compétences et une expertise à son pays. Il fut un architecte intellectuel des politiques destinées à la population rurale, et plus particulièrement aux femmes, qu’il appelait toujours « Camarades ». Ses politiques étaient axées sur la lutte contre toutes les formes d’inégalité.

L’assassinat de Thomas Sankara était un projet de l’impérialisme français visant à liquider le programme socialiste au Burkina Faso. La France est un État voyou et barbare. Aujourd’hui, Thomas Sankara nous rappelle que l’impérialisme français est notre ennemi, l’ennemi du bien-être de l’Afrique. Dans sa lutte contre le socialisme en Afrique, la France n’a fait que remplacer le régime socialiste par un régime fasciste et terroriste. Blaise Compaoré, un homme dont les mains sont tachées du sang de ce grand héros de la révolution Africaine, est à jamais maudit. Agent de l’impérialisme français, Blaise Compaoré est un traître né, un traître dans tous les sens du terme, l’un des fils indignes de l’Afrique et un annonciateur de malheur pour tout le continent. Il doit être considéré avec horreur et mépris. Cet homme n’a pas encore payé pour ses crimes contre l’Afrique, notre cher et beau continent. Tous les traîtres Noirs/Africains doivent subir la pleine force de la révolution. (…)

Il était une fois, en 1985, Thomas Sankara au FESPACO, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. L’ancien président burkinabé, Thomas Sankara, que son âme repose en paix, a marqué les esprits par sa présence. Sankara incarnait un mode de vie, un style de gouvernance, l’anti-impérialisme, l’anticolonialisme, le panafricanisme, l’indépendance totale, l’autonomie, une histoire, une vie inspirante qui restera à jamais gravée dans les mémoires. « Sankara demeure une légende incontestable, une figure emblématique de la résistance et de la dignité du peuple Noir/Africain. On le voit ici entouré d’artistes tels que Miriam Makeba d’Afrique du Sud, Tshala Muana du Kongo, Georges Ouédraogo du Burkina Faso, Nayanka Bell de Côte d’Ivoire, Nahawa Doumbia de Guinée, et d’autres encore. La chaleur panafricaine de Sankara a touché le cœur des différentes personnalités Noires/Africaines présentes à ce festival ».

Cela démontre que Sankara n’était pas seulement un homme du peuple burkinabé, mais un homme du monde entier. Voici dix raisons pour lesquelles l’Afrique n’oubliera jamais Thomas Sankara :

  • 1. Il a vendu la flotte de Mercedes du gouvernement et a fait de la Renault 5, la voiture la moins chère vendue au Burkina Faso à l’époque, la voiture de fonction officielle des ministres;
  • 2. Il a réduit les salaires des hauts fonctionnaires, y compris le sien, et a interdit l’utilisation de chauffeurs gouvernementaux et les voyages en première classe;
  • 3. Il a redistribué les terres des grands propriétaires fonciers aux paysans. (La production de blé est passée de 1 700 kilogrammes par hectare à 3 800 kilogrammes par hectare), assurant ainsi l’autosuffisance alimentaire.
  • 4. Il s’est opposé à l’aide étrangère, affirmant que celui qui vous nourrit vous contrôle;
  • 5. Il s’est exprimé dans des forums tels que l’Organisation de l’unité africaine contre ce qu’il appelait la pénétration néocoloniale de l’Afrique par le biais du commerce et de la finance Occidentaux.
  • 6. Il a appelé à un front uni des nations Noires/Africaines pour répudier leur dette extérieure. (Il soutenait que les pauvres et les exploités n’avaient aucune obligation de rembourser de l’argent aux riches et aux exploiteurs);
  • 7. À Ouagadougou, Sankara a transformé le magasin d’approvisionnement de l’armée en un supermarché public ouvert à tous – le premier supermarché du pays.
  • 8. Il a contraint les fonctionnaires aisés à faire don d’un mois de salaire à des projets publics;
  • 9. Il a refusé d’utiliser la climatisation dans son bureau, arguant que ce luxe était inaccessible à la plupart des Burkinabés;
  • 10. En tant que président, il a réduit son salaire à 450 dollars par mois et a limité ses biens à une voiture, quatre vélos, trois guitares, un réfrigérateur et un congélateur en panne.

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, enseignons à nos enfants la véritable histoire du peuple Noir/Africain et des personnes qui comptent vraiment pour nous. Pourquoi perdre notre temps à parler de personnes qui n’ont rien fait pour nous ?? Nous gaspillons notre temps à enseigner à nos enfants l’histoire de ces personnes qui nous sont indifférentes. Nous n’avons rien à gagner à raconter à nos enfants l’histoire de personnages tels que : « Abraham Lincoln, Mahatma Gandhi, Christophe Colomb, Mozart, Pieter Botha, Jésus, Moïse, Mahomet, Cesare Borgia (…) ».

Nous rendons hommage à Thomas Sankara en ce mois d’octobre. Le 15 octobre est une date historique et mémorable. Cette date est également l’anniversaire de son grand ami Fela Kuti, le grand musicien Noir/Africain d’origine Nigériane (né le 15 octobre 1938). Que leurs âmes reposent en paix au nom de nos ancêtres sacrés ! Ils sont plus vivants que jamais.

Fela Aníkúlápó Kútì, né Olufela Olusegun Oludotun Ransome-Kuti le 15 octobre 1938 et décédé le 2 août 1997, était un musicien Nigérian considéré comme le roi de l’afrobeat. Il a déclaré : « Un homme doit épouser plusieurs femmes car un homme a besoin de plusieurs femmes ». Il est célèbre pour avoir épousé vingt-sept femmes le même jour lors d’une cérémonie vaudou. Il semblerait que ces épouses faisaient partie de son groupe et qu’il les ait épousées pour faciliter l’obtention de leurs visas pour les tournées à l’étranger. « Soit on est roi, soit on ne l’est pas ». Né à Abeokuta, Kuti était le fils de Funmilayo Ransome-Kuti. Après des expériences à l’étranger, il est devenu célèbre au Nigeria avec son groupe Africa 70 dans les années 1970 et est devenu la cible des juntes militaires Nigérianes.

En 1970, Kuti fonda la République de Kalakuta, mais celle-ci fut détruite en 1978 lors d’un raid au cours duquel il fut blessé, ainsi que sa mère. Fela Kuti fut emprisonné sous le régime du président Nigérian Muhammadu Buhari en 1984, mais libéré après 20 mois. Il continua d’enregistrer et de se produire sur scène tout au long des années 1980 et 1990. Fela Kuti est avant tout un musicien engagé qui a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire contemporaine du Nigeria. Fela est l’inventeur de l’afrobeat, une fusion de funk, de jazz, de musique traditionnelle Nigériane et de rythmes Yoruba. Depuis sa mort en 1997, les rééditions et compilations de sa musique sont supervisées par son fils, Femi Kuti.

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