Chers frères et sœurs Noirs/Africains, savez-vous que la sagesse ne s’impose pas ? Elle exige que l’esprit de l’élève soit comme une terre fertile, prêt à recevoir la semence. Si l’élève n’est pas prêt, les paroles les plus profondes ne seront que du bruit. Et la recherche de la vérité doit être le fruit d’une démarche active. C’est l’intention, le respect du savoir et un désir sincère d’apprendre qui ouvrent les « Portes » de la connaissance mystique ou philosophique.
Dehuty :
- J’étais connu sous le nom de DWT (Dehuty), puis de Thot, et enfin d’Hermès dans la tradition grecque, et ceux qui suivent véritablement les voies de la sagesse par la connaissance me rendront toujours hommage, car je suis la source de cette sagesse. Par la création, je suis devenu le réceptacle de cette sagesse, et si vous ne me connaissiez pas auparavant, c’est que vous n’avez embrassé cet enseignement sacré que superficiellement.
- J’ai reçu de la Nature elle-même la connaissance des choses terrestres et célestes; en ce sens, je suis devenu le gardien de Mdw Neter, le premier prophète de la vérité, le grand scribe des créatures visibles et invisibles, le premier guide divin, la première lumière personnifiée, de la raison créatrice du monde au service des lois sacrées. J’ai reçu directement de la création elle-même le devoir de guider l’humanité sur le chemin de la sagesse, en lui révélant, entre autres, les aspects techniques de l’écriture afin d’inscrire à jamais les lois divinisées de Maât, à savoir (Vérité, Ordre, Justice). « Je suis donc le premier prophète des livres sacrés, car je demeure celui qui a apporté à l’humanité le (Mdw Neter), c’est-à-dire les paroles et les enseignements sacrés ».
Voilà donc le premier nom Kémétique/Africain donné au créateur/concepteur de ce que nous appelons aujourd’hui l’écriture. Garder la sagesse « Fermée » à ceux qui ne la demandent pas n’est pas un acte d’égoïsme, mais de préservation. « Transmettre une vérité profonde à quelqu’un qui n’a pas la maturité nécessaire pour la comprendre peut mener à l’incompréhension, au rejet ou à la profanation de ce savoir ».

