Les Blancs/Occidentaux/Orientaux étaient capables de tout cela à une époque où seuls les Blancs/Occidentaux/Orientaux pouvaient coloniser l’information et contrôler tous les écrits et enseignements sur l’Afrique, notamment par le biais de livres affirmant que les anciens Égyptiens étaient Blancs/Occidentaux/Orientaux. Mais surtout, c’était à une époque où peu, voire aucun, Noir/Africain ne se plaignait.
Chers frères et sœurs Noirs/Africains, c’est notre peuple qui a habité la Terre en premier, qui l’a peuplée en premier, et c’est nous qui avons donné naissance à tous ces principes. Rien n’est laissé au hasard; si certains ne savent pas s’habiller à la mode dite saoudienne, c’est sans le savoir; il s’agit aussi d’embrasser sa propre tradition vestimentaire ancestrale et impériale. Nous nous sommes toujours demandé pourquoi les statues antiques n’avaient pas de nez, ou si elles en avaient un, pourquoi il était brisé. Nous avons dû abandonner toute notre culture, notre mode de vie et les institutions qui ont posé les fondements de la production alimentaire, de la gestion, des sciences, des méthodologies, des mathématiques, de leurs applications, de la lecture, de l’écriture, et bien plus encore.
Cependant, dès que d’éminents chercheurs Noirs/Africains, tels que Cheikh Anta Diop, ont légitimement commencé à publier leurs travaux, et que nous avons décidé de les partager en utilisant Internet pour raconter notre propre histoire, les chercheurs Blancs/Occidentaux/Orientaux et tous ceux qui croient à leurs mensonges se sont empressés de chasser à nouveau les Noirs d’Afrique, insistant désormais sur l’absurdité selon laquelle les anciens Égyptiens n’étaient plus ni Noirs ni Blancs, mais Blancs à la peau Noire, à l’instar de certains Arabes d’aujourd’hui.
Quelle absurdité ! Et aujourd’hui, même si nous connaissions la vérité, cela ne les empêcherait pas de répandre tous ces mensonges historiques par le biais de leurs médias, qui méprisent l’Afrique en raison d’un racisme profondément enraciné et hérité. C’est là le nœud du problème. « La vie de l’Homme dépend de sa volonté; sans volonté, elle serait laissée au hasard. Le hasard est une force merveilleuse, une force comparable à un Dieu voyageur chargé de documents, de dossiers et de portraits ».

