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Devoir de Mémoire – Masque Sénoufo Wanyugo : Les masques Wanyugo sont portés lors des cérémonies funéraires de la société initiatique poro, et permettent au défunt d’entrer dans le royaume des esprits; (leur rôle est en effet de protéger le village des esprits malveillants et de la sorcellerie, et de préserver la communauté du malheur et de la maladie); « Le masque Sénoufo Wanyugo est originaire du bois sacré, sanctuaire des ancêtres et esprits de la brousse, ce masque était porté par un initié poro, cette association très puissante, dont les dignitaires parlent une langue secrète, joue un rôle essentiel dans la vie communautaire; il tisse des liens de fraternité et d’entraide entre les membres d’une même tranche d’âge et d’un même grade (le poro étant divisé en trois grades, eux-mêmes divisés en plusieurs niveaux) »

Ce masque tire sa force d’une association iconographique complexe (la robustesse du buffle, la sagesse de l’antilope, l’agressivité du phacochère et la puissance du crocodile). « Cet objet est exceptionnel tant par la vigueur de son exécution que par sa petite taille. La patine met clairement en évidence son grand âge et son usage rituel ».

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, parlons maintenant du masque Pendé : les Bapendé (pluriel de Pendé) sont un peuple Bantou d’Afrique centrale, présent dans la province de Bandundu (territoires de Gungu, Idiofa, Feshi et Kahemba), dans la province du Kasaï-Occidental (territoire de Tshikapa) au Kongo, ainsi qu’en Angola, leur pays d’origine. Selon les sources et le contexte, on observe plusieurs variantes orthographiques (Apendé, Bapendé, Ba-Pendé, Masangi, Masanji, Masindji, Pandé, Pendés, Phendé, Pindi, Pinji, Tupendé). Ils parlent le pendé, une langue Bantoue.

On dit que le nom de cette langue dérive du verbe « Gupenda », qui signifie insulte ou affront. Ce nom leur fut donné par les peuples voisins qui, considérant la puissance de feu des Blancs/Occidentaux en l’occurrence, les Portugais, leur permirent d’occuper leurs terres, contrairement à d’autres peuples qui choisirent la confrontation. Face à l’audace de ce peuple qui voulait combattre cette puissance de feu, une audace qui, pour d’autres, frôlait l’inconscience, ils les surnommèrent les Pendés/les rebelles.

Bien plus tard, lorsque ces populations, vaincues par les Portugais, se réfugièrent à l’intérieur des terres, dans leur région actuelle du Kongo, et lorsque la révolte éclata en 1931 contre l’autorité coloniale de l’époque, le Royaume de Belgique, les Belges finirent par se conforter dans l’idée qu’ils avaient affaire à un peuple insubordonné. « D’où l’emploi de Tupendé, un diminutif pluriel insultant en langue pendé, qui signifie (petits rebelles). Les Pendé, parlant d’eux-mêmes au pluriel, préfèrent s’appeler Apendé, ce qui signifie (grands rebelles) ».

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