Le dogme selon lequel le sel est dangereux pour la santé est aujourd’hui largement ancré dans la médecine occidentale. Pourtant, cette position repose parfois sur des preuves étonnamment fragiles. Pourquoi une telle méfiance envers cet élément fondamental ? Il est important de se rappeler que le sel est essentiel à la vie. Nous ne pouvons pas vivre sans un apport minimal de sel. Certains aliments en Afrique, comme le Mungwa Ya Basenzi au Kongo, sont naturellement riches en sel. Le sel est de l’eau solidifiée. Et si l’eau est synonyme de vie, le sel l’est tout autant.
Anecdote : Le mot « Salaire » vient du latin « Sal », qui signifie sel, car dans la Rome antique, les soldats étaient parfois payés en sel. Aujourd’hui encore, en Pologne, les pèlerins sont traditionnellement accueillis avec de l’eau et du sel, les deux éléments essentiels à la vie humaine. Le sel naturel non transformé joue un rôle crucial dans de nombreux processus biologiques; il contribue, entre autres, à :
- La composition du plasma sanguin, de la lymphe et du liquide amniotique;
- Le transport des nutriments vers et depuis les cellules;
- La régulation de la pression artérielle;
- La multiplication des cellules gliales dans le cerveau, responsables de la pensée créative et de la planification à long terme;
- La communication entre le cerveau et les muscles, par les échanges d’ions sodium/potassium.
Cela dit, comme pour tout aliment, c’est l’excès qui pose problème. Chez les personnes souffrant d’hypertension, par exemple, réduire l’apport en sel peut améliorer l’efficacité d’un régime hypoglycémique, mais pour les personnes en bonne santé, le véritable problème n’est peut-être pas tant la quantité de sel consommée que le manque de potassium dans l’alimentation moderne. Le potassium est tout aussi essentiel que le sodium, voire plus. Conclusion : Le sel n’est pas un poison en soi. C’est un élément vital, à utiliser à bon escient. Comme toujours – toute utilisation est bonne, c’est l’abus qui est mauvais.

