KONGOLISOLO
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Devoir de Mémoire : Abdul-Rahman Ibrahima Sori, né prince peul dans l’actuelle Guinée-Conakry vers 1762-1829, fut réduit en esclavage et mourut esclave au nom du Dieu d’Israël et de son fils autoproclamé, Jésus-Christ. (Sori était le fils d’un puissant chef politique de la région du Fouta-Djalon. Il fut notamment élève au grand centre d’études de Tombouctou); « Abdul-Rahman devint ensuite général dans l’armée de son père. Après une campagne militaire victorieuse, il fut capturé vers l’âge de 22 ans et envoyé en Amérique, où il fut réduit en esclavage. Sa capacité à lire l’arabe et ses prétentions à une ascendance royale attirèrent rapidement l’attention de nombreux Euro-Américains. Ils estimaient qu’il devait être affranchi en tant que prince. (L’un d’eux croit qu’il est un prince maure (marocain) et décide d’envoyer une des lettres d’Abdul-Rahman au sultan du Maroc pour demander sa libération) » … (VIDÉO)

Abdul-Rahman obtint ainsi le droit de retourner en Afrique avec sa femme et certains de ses enfants en Guinée. Cependant, il mourut lors d’une escale dans la colonie américaine de Monrovia (Libéria) avant de pouvoir rejoindre sa patrie. Actes de violence et doctrines religieuses : les doctrines religieuses peuvent-elles mener à la violence ? Les croyants occidentaux adhèrent fermement à la doctrine; selon eux, leur doctrine est l’unique source de vérité, c’est leur foi ou rien, elle ne doit pas être remise en question. Ils sont prêts à mourir ou à tuer pour elle. « L’histoire des guerres de religion en est un exemple frappant. Et aujourd’hui encore, la guerre de religion continue de faire des milliers de victimes. Les crimes commis au nom des doctrines religieuses sont légion. Les croyants occidentaux aspirent à une vie meilleure au paradis. Ils en sont persuadés par la foi, pour avoir une place au paradis ».

Souvenez-vous du massacre du Zong, le 29 novembre 1781, jour où le capitaine d’un navire négrier (responsable de la noyade de 122 esclaves), pour endiguer une épidémie qui s’était déclarée à bord, jeta une partie de sa cargaison humaine par-dessus bord. « Collingwood, capitaine du navire négrier britannique Zong, est inquiet dans la cale de son navire ; la marchandise se détériore ». Ces négriers arabo-musulmans lui livraient des esclaves malades, souffrant de dysenterie, de fièvre, de diarrhée et même de variole. Chaque matin, l’équipage devait jeter des dizaines de cadavres par-dessus bord. « Chaque mort (d’une personne noire) représente une perte nette d’environ 35 livres sterling, le prix de vente d’un esclave en Jamaïque, la destination du Zong ». James Gregson, l’affréteur du navire, sera furieux contre le capitaine Luke Collingwood. Sans compter que ce dernier est également intéressé par le profit. (By; Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos).

Chers frères et sœurs Noirs/Africains, sachez que les armes des prédateurs inhumains sont celles de la ruse et de la vulnérabilité de leurs proies humaines. Si ces dernières n’osent opposer la moindre résistance, ils se lassent de tuer avec les armes des premiers (la ruse, le mensonge, la force militaire, la falsification de l’histoire, la vacuité intellectuelle et l’hypocrisie sont les principales armes de ces prédateurs inhumains). Face à de telles preuves, notre peuple demeure dans l’ignorance.

Avant 1849, quelle religion pratiquaient les Kamerounais ?? Les missionnaires Joseph Merrick et Jackson Fuller débarquèrent au Kameroun en 1843, suivis d’Alfred Saker en 1845. Le tout premier Kamerounais chrétien fut baptisé en 1849 : un certain Bekima Bilè, du village de Bona Priso. Son nom de baptême était Smith, faisant de lui le premier de nos ancêtres à recevoir un prénom occidental. De 1849 à 2026, cela représente exactement 177 ans, même pas deux siècles. Il est choquant qu’au Kameroun, aucune famille n’ait été chrétienne pendant plus de cinq générations. Aucun de nos parents n’était certainement chrétien et ils ne connaissaient ni la Bible ni ce qu’elle appelle le Chemin (Jean 14,6). Iront-ils tous en enfer ??

Entre 200 000 av. J.-C., date de l’arrivée des premiers Homo sapiens en Afrique, et 1849, que s’est-il passé spirituellement ?? Comment les Noirs/Africains justifient-ils leur sort ?? Si les Noirs/Africains étaient à nouveau réduits en esclavage aujourd’hui, environ 98 % d’entre eux diraient que c’est la volonté du Dieu d’Israël; tant est forte la force de leur aliénation. À notre avis, le malheur des Noirs/Africains réside dans leur faiblesse : ils se contentent de prier et d’attendre des miracles au lieu d’agir et de se soucier du bien-être de tous. S’ils manquent d’eau, d’électricité, de routes, d’écoles, d’hôpitaux, d’emplois, de liberté, de logements; Etc., c’est qu’ils l’ont choisi. « L’Afrique n’est pas le seul continent à avoir subi la colonisation; la France, à elle seule, a été colonisée par plus de quatre puissances (Romains, comtes, Égyptiens, musulmans, Allemands, Etc). La colonisation n’est pas le problème principal des Noirs/Africains; leur principal problème est leur aliénation culturelle. En effet, l’Afrique est le seul continent à avoir été trompé par les cultures missionnaires coloniales ».

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